« J’ai faim »

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Quand les livres qui me restent à lire dans ma bibliothèque ne m’inspirent pas je cherche l’inspiration à la bibli de mon quartier (je sais c’est honorable), résultat j’ai pris Créatures sans même lire le résumé. J’avoue que c’était parce que je savais le livre plutôt récent et que mince, parfois faut prendre le taureau par les cornes !

Appétissant hein ?

Histoire :

Olympe est en vacances à Florence avec sa famille ; entre ses parents passionnés en voyage et sa grande soeur « sainte » Marie l’adolescente ne trouve pas vraiment sa place. A la suite d’un tremblement de terre elle se retrouve attirée vers un mystérieux sarcophage de torture qu’elle ouvre dans un état second.

Dès lors Carthago, étrange et dangereuse créatures échappée de l’ancien temps, suit Olympe à la trace : il a besoin d’elle pour une mission importante.

Avis :

Je suis très mitigée. Commençons par le positif, il tient en un mot ou presque : Carthago.

J’ai beaucoup aimé ce personnage qui poursuit un but qui lui est propre sans états d’âme. L’auteur ne vacille pas une minute quant à son caractère, pas de théorie sur « oh l’amitié c’est beau », pas d’amour cul-cul naissant du néant… Carthago est dangereux, il le reste jusqu’au bout. Entre animal et humain l’équilibre est bien trouvé et apporte dans son sillage une moitié de livre rythmée et intéressante entre les souvenirs de Rome et sa quête au présent.

La fin aussi m’a agréablement surprise : j’avais très très peur je l’admet, au final l’auteur a su trouver la bonne à mon sens. Là encore pas de fioriture, je crois que ça m’a rappelé les fins ouvertes de Chaire de Poule, celles qui vous faisait dire « mince ! J’aurais bien eu un chapitre de plus » tout en sachant que c’était nickel ainsi. De fait quand même, bravo.

Le livre est court et se lit vite et bien, un autre point positif.

Mais et le négatif ? Ben c’est Olympe (et sa famille, très franchement je sais pas ce qu’ils fument mais ça craint xD)

A aucun moment je ne l’ai trouvé vraie, jamais elle n’a déclenchée en moi un élan d’empathie : à l’inverse des monstres les humains sont esquissés de façon plutôt maladroite, comme si l’auteur ne savait pas trop comment y mêler le surnaturel. Résultat les motivations d’Olympe sont floues, son caractère est flou (à la limite de l’enquiquinant parfois : elle me rappelait vaguement cette très chère Bella Swan, éternelle (aha) insatisfaite).

Et si la fin ouverte est un plus, toutes les pistes laissées en suspens ne le sont pas. J’aurais bien eu une vraie explication sur les Anima principalement ; parce qu’il y avait certainement un truc à creuser. Je sens aussi qu’il y avait quelque chose de plus avec Diana mais perso je ne l’ai pas saisit, dommage ><

Typiquement du bien et du moins bien. Une lecture plaisante sans être exceptionnelle, de bonnes idées par contre et un don incontestable dans l’exploitation du surnaturel.

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