« Je cherche ma soeur »

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*Souffle la poussière*

Résumé :

Gabrielle Collodi disparait le lendemain de son mariage. Un an plus tard Anne, sa jeune sœur, trouve un chemin vers elle, un chemin qui passe par Campagne, ville d’un univers parallèle. Dans ce monde, respirer n’est pas normal.

Avis :

J’avais déjà lu le Combat d’hiver de cet auteur, et j’en gardais un bon souvenir où des éléments très typés jeunesse côtoyaient une histoire plutôt dure. J’ai voulu retenter le coup avec Terrienne et ce fut un gros coup de cœur ; un bon bol d’air si je puis me permettre ce trait d’humour (respirer… bol d’air… respirer : okay je me tais).

Le début tâtonne un peu ; un vieil homme, auteur, qui rentre chez lui et prend une ado en stop. Cette ado très étrange qu’on ne cerne pas trop et avoue chercher sa soeur. Et puis le fil se déroule, on nous remet les indices en place pour nous rebalancer dans le présent, dans le sillage d’Anne qui poursuit sa quête avec acharnement et grappille le moindre indice pouvant la conduire à sa soeur.

En phrase d’accroche sur le bouquin (ah les phrases d’accroches, je devrais faire une compil’ des plus belles) on dit « vous ne respirerez plus comme avant »… hmm c’est peut-être pas comme ça que je l’exprimerais. Mais ce qui est sûr c’est que la lecture nous plonge bel et bien ailleurs. L’univers aseptisé de Campagne se répercute un peu sur nous et, chaque fois que je refermais le bouquin, j’avais vraiment eu l’impression de disparaître avec Anne le temps de ma lecture.

L’ambiance marche, donc. Un mélange de douceur, de calme, d’angoisse, d’espoir et de surprise. Un excellent mélange, desservie par une plume sans chichi… ce que je trouve assez génial. On ne peut pas faire plus simple que l’écriture de monsieur Mourlevat, et pourtant ses textes dégagent une sensibilité unique.

Les personnages enfin… pas besoin de s’attarder 3 plombes : eux aussi on une sensibilité unique. Ils ne m’ont pas arrachés de grimaces du style « oh c’était prévisible » « oh c’est trop simple » « non sérieux ? Tu agis comme ça ?? ». J’ai plutôt eut l’impression de lire un conte, un joli conte avec ses héros attachants et ses personnages secondaires adorables. On les encourage à aller l’un vers l’autre, et monsieur Mourlevat n’hésite pas non plus à se montrer dur (voire horrible) avec eux.

Une très belle histoire !

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