« On ne le voit que pour mourir, sa faux vient nous décapiter »

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De l’auto-édition aujourd’hui ! Ce qui veut dire que ce roman ne s’achète que sur Internet, il faut donc me faire confiance (mais, de cette façon, ces auteurs encore un peu dans l’ombre sont reconnus <3)

Histoire :

Cela fait cinq cents ans que le Royaume de Brocéliande et le Royaume de l’Est sont en paix. Des festivités toutes particulières sont organisées à Brocéliande le soir de la Samain pour célébrer cet anniversaire. C’est à cette occasion qu’Erwan Segame, jeune sylphe en devenir, fait la rencontre de Luan. Sans elle, ses pouvoirs de sylphe resteront enfouis à jamais. Il est clair, cependant, que Luan en sait plus qu’elle ne veut en dire sur les évènements macabres survenus depuis l’arrivée des invités de la Samain. Tentant de tirer cette affaire au clair, Erwan se retrouve projeté aux premières loges d’un conflit que rien ne semble pouvoir désamorcer.

 

Avis :

La première fois que j’ai lu « Les invités de la Samain », ça portait un autre titre. C’est un chouette hasard qui m’a poussé à relire une de mes fanfic Harry Potter préférées, à le signaler à son auteur avec qui je me suis mise à correspondre. « Quel est ce projet de livre sur lequel tu travailles ? » avais-je demandé ; et quelques années après le voici. Tout beau tout neuf sous le soleil, pour le moment auto-édité mais, je l’espère, un jour disponible dans les librairies !

Wouah… pour de l’intro lyrique, c’en est une… Il n’empêche que je suis sincère : ce livre mérite de se faire connaître ! Les réécritures effectuées dessus ont été plutôt impressionnantes : je me souvenais d’autres points de vue, aujourd’hui disparus pour donner la pleine place au seul narrateur qu’est Erwan Segame.

Brocéliande se dévoile tout au long de ce tome à travers ses créatures, sa végétation luxuriante, sa magie qui vrombit dans chaque chapitre et sa culture à la fois ancestrale et bon enfant. À la Sylve, on côtoie les gnomes, les fées et les korrigans. À la Sylve, on adore faire courir les rumeurs, bien boire et bien manger ! Comment ne pas s’attacher à cette terre chargée de traditions et pourtant d’une agréable simplicité ?

Sous la plume travaillée de Louknaille se dessinent des paysages enchantés, des événements qui s’emballent de plus en plus et des personnages attachants.

Je m’arrête d’abord sur eux puisqu’ils portent très bien le récit. Les actions arrivent à jongler entre tous, au terme de ce premier tome ce sont déjà des amis, des gens qu’on désire retrouver, qui nous ont fait sourire par leur humanité. Erwan, demi-sylphe, est un jeune homme désireux de faire ses preuves, courageux mais parfois tête de mule, patriote, hargneux vis-à-vis de son père mais toujours là pour ses amis. Je dois reconnaître que s’il m’est très sympathique, il n’est pas non plus mon favori. Je le trouve néanmoins très bien pour faire le pont avec les autres personnages, plus piquants. De Yan Adali, cavalier talentueux mais fragile, à sa fille, la douce Kannaïg (qui n’est pourtant pas laissé de côté et se dévoile au fur et à mesure !) ; De Galba, l’ami attentif, à Guillaume, l’étudiant fasciné… Et puis, n’oublions pas Luan, n’oublions pas Anne, Muinremur, Adiatumara, Cathbad, Maelan, Glitonea… Bref, vous l’aurez compris, une sacré galerie ! On ne s’y perd pourtant pas et chacun trouve sa place, son rôle, dans l’intrigue.

Mention spéciale aux filles, en ce qui me concerne. J’ai un gros coup de cœur pour Anne et Luan <3 (mais aussi pour les personnages de Guillaume et Namanto (que j’espère voir davantage dans les autres tomes (Louknaille si tu m’entends :p))

Je tiens aussi à saluer le rythme du roman. Je crois qu’aucun chapitre, personnage, moment, histoire, objet… n’est inutile. J’aime ces histoires où les trois-quart de ce qu’on te dit ou montre est réutilisé. C’est le cas ici, rythmé par une intrigue qui ne trouve de repos qu’à la fin (et encore…). Pas de longueurs, dans ce roman, mais une perpétuelle découverte (personnage, culture ou légende).

Il traînait encore quelques coquilles dans les premiers exemplaires, mais Louknaille corrige quand on les pointe (ça ne me paraît pas dérisoire de le citer). La langue est belle, parfois peut-être un peu pompeuse mais globalement très accordée au ton du roman. Et si certains passages nous laisse entrevoir qu’il y a eu de sérieuses découpes dans la réécriture, ça ne gâche cependant pas le plaisir de cette lecture <3

Je vous ais convaincu ? Vous voulez poser les yeux dessus ? C’est par ici alors !

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  1. Merci pour cette jolie critique et pour la chasse aux coquilles ! Namanto reviendra vite. ;-) En tout cas c’est intéressant de constater que le travail de réécriture t’a convaincue, toi qui avais lu la première version. Bon à savoir !

    • Hehe oui il m’a convaincu ! Je trouve ça tout aussi chouette de ne découvrir chaque élément que du point de vue d’Erwan ! :)
      Je guette Namanto alors, bon courage pour le tome 2 ! (si t’as besoin de relecture, hein, tu sais où me trouver (de façon totalement désintéressée bien sûr :p))

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