« Juliette se demanda si elle allait se mettre à parler aux objets. »

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J’en ai marre de me laisser avoir par le temps…

Histoire :

Pour échapper à une atmosphère hautement toxique, ce qu’il reste de l’humanité s’est mise à l’abri dans un Silo gigantesque. Là, depuis plusieurs génération, la vie s’est faite dans le respect des lois, n’accordant au monde extérieur qu’un coup d’œil curieux via les caméras qu’il faut régulièrement nettoyer.

 

Avis :

Ah, pourquoi j’ai mis si longtemps à faire cet article ? (peut-être proportionnellement à ma vitesse de lecture… hem). Silo était fascinant, tant dans son monde que dans sa construction !

Le monde d’abord. Cet immense silo, perdu au milieu d’un monde ravagé et invivable, où partir en vacances signifie descendre ou monter 20 étages, où les morts servent d’engrais aux cultures, où on ne connait ni le Passé, ni les étoiles…

Ici, l’ordre est maintenu par des règles établies, la séparation des castes et le port d’un même vêtement (une salopette) dont la couleur indique le métier. Dès le plus jeune âge, on instruit sur la suffisance du Silo et l’importance de ne JAMAIS envisager de sortir. Ce sont ces idées folles qui, quelques générations plus tôt, ont conduit à l’insurrection qui a failli coûter la vie de tous.

L’harmonie réside dans l’obéissance. Se satisfaire du silo et de ses lois, c’est vivre heureux.

En soit, ça marche. Les gens sont malheureux quand ils ne sont pas tiré à la loterie (unique possibilité d’avoir des enfants, puisqu’un contrôle de la population aide à maintenir l’équilibre) mais ils savent que c’est pour leur bien.

Et même si, de temps à autre, il y a des réfractaires condamnés à sortir pour payer de leurs actes ou paroles, ce n’est pas si grave. Ceux qui meurent dehors prennent d’abord le temps de nettoyer les caméras, éclaircissant la vue du monde dans la cafétéria du premier étage.

Mais c’est dans sa construction que le roman m’a captivé, et là-dessus je pourrais nettement moins en dire pour ne pas spoiler. Mentionnons simplement que les narrateurs se passent le relais, petit à petit, et que du coup c’est trop bien (conclusion formidable, merci merci.) Si, au début, on ne sait pas exactement où on va au niveau de l’intrigue, on se laisse saisir par les personnages qui prennent la paroles et ça suffit amplement.

Et puis, au bout d’un moment, la vraie intrigue se lance, et là…

 

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