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Le labyrinthe… encore.

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Pleine de bonne volonté je me suis lancée dans la suite de « the Maze runner » (aka « le Labyrinthe ») :

Et là vraiment, mais vraiment… je ne comprends pas le gros succès de ce bouquin.

J’aime beaucoup l’idée, l’auteur a définitivement des bons trucs en tête, mais alors l’exploitation laisse à mon sens pas mal à désirer.

Bon déjà je n’aime pas Thomas (ça c’est mauvais, j’admets : quand tu peux pas te piffer LE personnage principal, y’a du soucis à se faire). Mais il m’inspire tellement de… prétention (ça va surprendre ceux qui ont aimés je pense) que plus j’avançais dans ma lecture, moins je l’aimais.

Et le hic du labyrinthe c’est que si t’aimes pas Thomas… et bah tant pis pour toi parce qu’on verra pas trop les autres. Newt que j’avais beaucoup aimé au tome 1 fait office de très belle plante grasse au tome 2 (avec, vers la fin, un dialogue épique commençant par « on a pas beaucoup eu le temps de parler » comme si ça pouvait justifier 200 pages d’inexistence soudaine…).

La grande aventure vers nulle part m’a pas mal fatiguée aussi. Le pitch, si je me souviens bien, étant « vous êtes les élus pour aider l’humanité à guérir d’une terrible épidémie. Pour cette nouvelle épreuve, qui nous aidera à vous sélectionner encore mieux, vous devrez traverser cette grande région en deux semaines et arriver chez nous pour qu’on trouve un vaccin… Et histoire de vous motiver on vous a inoculé ce fameux virus qui va vous rendre complètement dingue, si vous arrivez à temps on vous file le vaccin »

Donc ils ont…. déjà… un vaccin…

Une épreuve pour guérir l’humanité d’un truc qu’ils peuvent déjà guérir. Okay je l’ai lu en anglais mais… bon voilà quoi…

Ajoutons que PERSONNE ne se rebelle contre ce mauvais traitement. Les plaintes, c’est pour les tapettes. C’est vrai les gars, on parle juste de types qui jouent avec vos vies… Mais après Thomas a aussi la grande qualité d’aller se coucher quand ses potes disputent et débattent de la situation.

Et quand on vous dit « ne croyez pas vos yeux » au début du roman surtout N’Y PENSEZ PLUS HEIN ? J’veux dire, au cas où c’était important (mais je commence à me dire que cette phrase était vraiment là juste pour faire jolie)

Donc désolée mais, pour moi, cette sage du labyrinthe ne se résume que comme ça : WTF ?

 

Mais hé, look ! Le film a l’air mieux que le livre (remarquez que c’est le genre d’adaptation qui pourrait gommer les défauts du bouquin) (pis y’a Jojen de Game of Thrones… qui fait Newt… et moi je l’aime Jojen <3)

 

 

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Bonnes résolutions (en retard ou en avance, on s’en fout)

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Un jour je vais peut-être me réveiller en me disant que je vais droit dans le mur. Comme une remise en question mais en plus douloureux, la phase un peu tordue du « putain-mais-j’ai-tout-foiré-en-fait ».

Toute façon ne nous voilons pas la face, si y’a bien un moment où ça doit me tomber sur la tronche ça va être maintenant : entre la fin de ma licence et le début du… bah du reste en fait. En 3 ans d’études y’a pas mal de choses dont je suis sûre malgrés tout :

– Je ne serai jamais mathématicienne

– Ma grammaire laisse encore à désirer

– Je préfère les librairies aux bibliothèques

– Les glaces de la rue Diodore Rahoult à Grenoble sont quand même les meilleures du monde (avec les Haagen Daz)

– Je crois que c’est mort pour devenir bilingue en allemand…

… Et autres certitudes plus ou moins stupides qui font que j’en suis là aujourd’hui. Y’en a des moins stupides aussi, je crois… tous mes défauts à travailler, les coups de pieds au c*l que je dois me donner régulièrement (oui bon c’est une image, hein ? Je suis pas aussi souple (tient une autre certitude : c’est trop tard pour me mettre à la gym))

Je vais donc essayer de partir sur d’autres bases. Enfin, façon de parler… Je vais essayer le moins possible de me prendre le mur de la réalité en pleine tronche.

Je vais essayer de garder la certitude que si je continue de travailler ça va finir par payer. Ceci avec le moins de stress possible =D (rigolez, rigolez… Ouais en fait marrez vous parce que je suis la dernière à y croire à ça XD). Mais hé, en 2 mois et demi littéralement plongée dans les bouquins (sérieux j’ai jamais lu aussi régulièrement) j’ai toujours envie d’en lire et d’en écrire. Je me dis que si cette idée s’accroche aussi bien à moi c’est que y’a moyen d’en faire quelque chose un jour.

Je finirai en vous précisant que le film « le complexe du castor » est vachement bien ! Et que si vous connaissez pas Monster (de Naoki Urasawa) il faut lire ou regarder Monster è_é (oui je me refais cette série, et qu’est ce que c’est bon !)

« Jamais je n’oublierai l’été de cette année-là… »

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Arrietty : Le petit monde des chapardeurs

Deux posts en deux jours : dingue hein ? Mais il faut savoir séparer les choses et je réalise que je ne vous ai même pas parlé d’Arrietty. Franchement, si je consacre un article à Being human je peux bien prendre sur mon quart d’heure de répit pour en faire un sur Arrietty, le dernier film des studios Ghibli.

Histoire :

Arrietty a 14ans et c’est une chapardeuse. Peuple minuscule se cachant des humains pour leur sécurité, les chapardeurs nous dérobent des quantités infime de sucre ou de tissus pour survivre. Arrietty vit avec sa mère et son père sous le plancher d’une maison près de Tokyo. Un jour débarque dans cette maison Shô, un garçon de 12 ans gravement malade qui vient se reposer avant son opération.

 

Avis :

Après Ponyo j’avais un peu peur. Ponyo sur la falaise était bien sympa mais il manquait quelque chose à mon goût, il manquait l’originalité Ghibli, l’histoire à double-tranchant qui fait que leurs films peuvent être dégustés à tout âge. Arrietty ne m’a pas déçue.

Graphiquement tout d’abord, il faut bien le dire, c’est sublime. La merveille des détails, des couleurs, de tout ce monde sous nos yeux accroche immédiatement. Au niveau de la musique, la BO a été réalisée par une française (oui oui !) : Cécile Corbel. Et bien je ne vous en dit que ça, n’hésitez pas à aller écouter des extraits (voire l’album, il est peut-être sur deezer).

Au niveau du rythme c’est lent et calme. Si vous cherchez de l’action et bien… autant passer votre chemin. Dans Arrietty on alterne le silence de la vie des chapardeurs, qui ne doivent en aucun cas être vus, et celui de Shô à qui toute excitation et énervement est interdit. Arrietty se lasse d’être seule, Shô s’ennuie de se sentir aussi inutile. C’est sur ce sentiment de tristesse qu’ils vont se rencontrer, et c’est là-dessus que se base le film.

Une fin douce-amère, à la fois touchante et délicieuse, complète le film à la perfection.

En bref une nouvelle petite merveille des studios Ghibli <3

« Je voudrais tenter ma chance »

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Étant un peu cinéphile dans l’âme je ne peux pas vous épargner mon conseil du soir : Raiponce (oui oui le dernier Walt Disney)

Vous n’avez rien contre les histoires d’amours ? L’animation ? Non parce que ça reste du Disney, il y a donc immanquablement LA chanson d’amûr du film (avec la scène qui va avec, naturellement). Il n’empêche que si ça ne vous rebute pas, n’hésitez plus : Raiponce est un film pêchu et drôle, émouvant, touchant…

Ah il est loin le prince Eric de la petite sirène (et cette chère Ariel qui se marie à 16 ans). Raiponce a 18 ans, et craint terriblement de blesser sa mère en sortant de sa tour pour une journée. Une relation touchante du côté de la jeune fille, terrible prise dans son ensemble. Non ce n’est pas un reprit de Quasimodo/Frodo (où là on ne cherchait même plus à savoir si le « père » étant méchant ou gentil, ça coulait de source). La mère Gothel est beaucoup plus perfide… c’est à se demander si elle ne s’y est pas attaché à cette petite, finalement.

Bref si vous hésitiez : foncez. Vous êtes garanti de rire entre un cheval royal et des brigands émotifs !

Bon sinon côté littéraire j’ai raté le concours de ma ville. Mais ce n’est pas grave (je le dis parce que j’ai réalisé que pas mal de gens se souvenaient que j’y avait participé et votre empathie m’a touché ^^), mon texte me plait toujours et je crois que c’est l’important. Celui de l’an dernier ne m’avait convaincu qu’à moitié et je ne l’aime plus, celui-là m’a amusé et résultat je me suis pris d’attachement pour mes extra-terrestres glauques =)

Pour le coup ils avaient invité une slameuse/auteure de nouvelle pour parler, donner des conseils etc… et j’avoue qu’elle était moins convaincante que Jean-noël Blanc qui était l’invité de l’an dernier. Je m’explique : dire « je connais peu de maisons d’édition qui refusent un texte avec des fautes » ce n’est pas vrai, ce n’est pas à dire. Je pense bien qu’ils tolèrent les coquilles mais y’a faute et faute… quand je vois ce que ma BL corrige depuis 1 an je me demande encore comment j’ai pu oser envoyer mon manuscrit avant ma réécriture ><

Et puis pour parcourir le net et certaines fics (et pour ne pas relire ces articles qui sont truffés de fautes un peu partout) je dis non, non, non : on EVITE les fautes au maximum.

Il faut faire relire un texte, prendre les critiques et les commentaires à leur juste valeur, retravailler encore et encore et faire corriger. Un avis extérieur verra toujours mieux les erreurs et les incohérences que l’auteur. C’est normal.

Idem pour ses conseils d’écriture en 9 points. L’idée est sympa, et pour peu qu’on écrive depuis quelques temps on peut les prendre pour ce qu’ils sont : des conseils. Je les auraient entendus il y a 3 ans j’y aurais vu l’ultime façon de réussir… ce qui est faut bien sûr. On trouve chacun son rythme d’écriture, son style, sa technique, les messages qu’on souhaite faire passer…

Une histoire écrite c’est un peu un sac qu’on se permet enfin de poser et d’ouvrir pour dévoiler son contenus : on se le trimballe depuis si longtemps qu’on arrive à se surprendre soit-même. Il y a une part de nous, donc, mais il y a aussi tout le reste : toute la poussière qui s’est accrochée à force d’avancer et qui le rend unique.

Enfin ce n’est que mon humble avis.

On a donc refusé mon Eliott White mais qui sait ? Un jour je le ressortirais peut-être avec l’intention d’écrire un vrai roman de SF avec aliens, armes chimiques & cie.

Pour l’instant j’en demeure à mon époque pseudo-médiévale (« pseudo » parce qu’il y a quand même l’électricité et l’eau courante hehe) et ça me va amplement <3

La réécriture du tome 1 a vraiment touché à sa fin. Affaire à suivre : les envoies en maisons d’éditions !