Archives de Tag: Collection R

« Du nerf, Will Henry ! »

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Histoire :

Après la mort de ses parents, Will Henry est recueilli par leur employeur : Pellinore Warthrop. Homme sec et autoritaire, le docteur Warthrop est un monstrologue reconnu.

C’est chez lui que se présente, une nuit, un pilleur de tombes.

 

Avis :

Je suis sûre que j’en avais fait un article quand j’avais lu la version anglaise (qui a mis tellement longtemps à être traduite !) mais j’en refais un parce que ça vaut vraiment le coup de plonger dans cette lecture !

Rick Yancey, c’est l’homme derrière La 5éme Vague. Un livre avec pas mal de défauts mais une ambiance prenante ; on y voyait déjà sa capacité à lâcher ses personnages en cours de route. Avec lui il ne semble pas réellement y avoir de héros, c’est ce qui m’avait plu avec la 5éme Vague.

Là, c’est le niveau au-dessus ! Question rythme, écriture, ambiance, dialogues, personnages… Je ne vois rien à redire à ce tome 1. Will Henry, du haut de ses 12 ans, ne doit son courage qu’à son désir de reconnaissance. Le docteur est tour à tour passionnant et détestable… Ce qui est génial pour un personnage principal.

Leur tandem est une réussite. A travers eux s’affichent d’autres personnages attachant ou effrayant dont je préfère ne rien dire.

Mais que serait une histoire de monstres sans les monstres en question ? Vampire ? Loups-garous ? Non, pas pour ce premier tome en tout cas, ce qui fait vraiment plaisir. Ces monstres sont nommés dès la première page mais je veux bien garder la surprise. Sachez seulement qu’ils sont assez efficaces et remplissent bien leur rôle.

Le Monstrologue est un roman d’horreur, assurément. Assez bien écrit et entraînant pour être conseillé aux adultes, suffisamment bien desservi par les dires d’un jeune héros pour être proposé aux moins adultes (bon… des ados pas trop sensibles quand même, hein ? Moi j’étais dans la catégorie poule-mouillée, alors je ne l’aurais peut-être pas apprécié à sa juste valeur)

Le ton général est sombre et froid. Nous qui nous habituons à des lectures parsemés de moments heureux pour que le héros (et nous) prenions une inspiration bien méritée… N’y pensez pas ici. Will Henry et le docteur semblent condamnés à descendre toujours plus bas dans l’horreur humaine et monstrueuse.

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Méli-mélo de mots

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A présent, parlons lectures. Ma liste de lectures 2016 est à jour, mais pas les articles. Je vais aujourd’hui condenser !

Pierre contre ciseaux – Inès Garland

Alma habite à Buenos Aires. Chaque week-end, elle retrouve Carmen et Marito dans une île du delta. Avec eux, elle découvre la liberté, l’amour et la vie dure.
Mais le coup d’État du 24 mars 1976 et l’instauration d’un régime de terreur les éloignent. Le temps de l’innocence où on pouvait tout résoudre en jouant à pierre, feuille, ciseaux est révolu. Marito l’aide à ouvrir les yeux. Révoltée et amoureuse, Alma se dégage de la gangue familiale, de son égoïsme de nantis, découvre la lutte sociale, mais aussi le visage hideux de la violence politique. Et la tragédie s’invite dans leur vie.

–> J’aurais pu être tellement réceptive à ce genre de livre ! Les thèmes abordés me plaisaient parce que je n’y connaissais rien et le début était vraiment prometteur. Un décor qui me changeait, une héroïne naïve qui se confronte assez violemment à la pauvreté de ces amis… Après une première partie sur l’enfance, j’attendais le régime de terreur de la période adolescente avec fébrilité.

Eh bien… on pouvait l’oublier. L’héroïne reste naïve et totalement en-dehors, ce qui fait qu’on ne comprend pas ce qui se passe (j’ai eu besoin du mot de l’auteur, à la fin, pour saisir certaines choses qu’on ne nous racontait pas), les relations du début de roman passent un peu à la trappe, on nous promet la révolte et l’horreur, nous n’avons que l’horreur… et encore. Une horreur simplifiée, trop dénuée d’empathie pour qu’elle me noue les tripes.

Déçue, donc. (et j’adore conclure comme ça et réaliser, en cherchant l’image et le résumé, que ce livre a d’excellents avis ahaha)

« J’ai su alors qu’il y a des choses que l’on porte en soi que les autres ne peuvent pas voir et que la vraie solitude est de se taire sans trouver aucun réconfort en personne, et sans même le chercher. Comme si le silence était le destin des choses qui font le plus souffrir. « 

Comme un feu furieux de Marie Chartres

Tout au nord de la Sibérie, au bord de l’Arctique, se trouve Tiksi : une ville dont la moitié des habitants sont partis. Que reste-t-il à présent ? Des maisons vides, la mer de glace, les jeux dans la neige, la magie des aurores boréales et de vieux hommes qui se souviennent de tout et parlent par énigmes. Mais il y a aussi Lazar, l’enfant qui ne trouve pas le sommeil. Et Gavriil, le poète qui ne parle plus. Et puis il y a moi, leur soeur, Galya Bolotine, qui me débats avec ma silencieuse colère et mes rêveries océaniques. Moi qui voudrais comprendre ce qui se joue sous le ciel noir. Espérant le retour du brise-glace majestueux qui nous emporterait loin de cette étouffante immensité.

–> Superbe, poétique, crève-cœur et bourré d’espoir. Presque un conte sur ces poignées d’individus habitant encore des lieux désolés. Un appel à la liberté : liberté physique comme psychique. Se libérer du froid et de ses démons intérieurs.

Petit bijou.

« J’étais presque certaine que les mots étaient enfermés dans de gros blocs de glace et que je n’aurais jamais la force de les briser ou de les pulvériser. « 

 

Testament à l’anglaise de Jonathan Coe

Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle. Démence sénile ? Pas du tout. Elle a perdu l’esprit un soir de l’hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par la DCA allemande au-dessus de Berlin. Le chagrin alors ? Ce n’est pas cela non plus. Elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu’elle déteste.
Une folle dans la famille, l’aristocratie britannique en a vu d’autres. Mais voilà que Tabitha se mêle de commander à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l’Angleterre des années quatre-vingt.

–> La narration mêle les passages de ce fameux livre, sur la famille Winshaw, à son écrivain, Michael. Parfois drôle, souvent horrible, l’histoire est prenante du début à la fin. A mi-chemin entre un roman policier, un scénario de film et une chronique familiale ; bienvenue dans la terrible famille Winshaw !

« – Est-ce que vous faites de l’exercice, Michael ? Est-ce que vous allez au gymnase, ou quelque chose de ce genre ?
– Non, pourquoi me demandez-vous ça ?
– Oh, c’est simplement que vous avez des fesses exceptionnellement fermes. Pour un écrivain, veux-je dire. C’est la première chose que j’ai remarquée chez vous.
– Merci, fis-je à défaut de savoir vraiment quoi répondre.
– Si vous sentez mes mains s’égarer dans cette direction durant notre entretien, n’hésitez pas à réagir. Je suis un tripoteur de plus en plus incorrigible, je le crains. »

 

La dernière étoile de Rick Yancey

–> Je ne résume pas les troisième tomes : le but n’est pas de vous spoiler la série entière. La 5éme Vague, c’est l’histoire d’une invasion extra-terrestre, de la survie de Cassie dans un monde ravagé (faites-moi plaisir et ne voyez pas le film, tristement fade et trop rapide pour n’en dire que ça). La trilogie a ses petits hic (je mets l’histoire d’amour dans ce sac, mais elle a aussi ses bons côtés) mais aussi des qualités.

Son ambiance, d’abord. Sa prose parfois très jolie (et parfois confuse, je dois l’avouer). Ses personnages très ordinaires et les extraordinaires plutôt moqués, de fait. L’histoire favorise l’Humanité et les souvenirs, et c’est ce qui rend la trilogie touchante selon moi.

Sans être totalement bouleversée par la fin, elle sonne néanmoins assez juste et force est de constater que cette série me manquera.

Va-t-on avoir « The Monstrumologist« , du même auteur, dans notre pays maintenant ? (s’il vous plaît s’il vous plaît s’il vous plaît ?)

« La faille fondamentale de l’humanité était justement son humanité. Cette tendance humaine autodestructrice et inutile, déconcertante, à éprouver de l’empathie, à se sacrifier, à avoir confiance, à imaginer quoi que ce soit en dehors des frontières de son propre organisme, a conduit l’espèce au bord de la destruction. Et pire, cela a menacé la survie de toute espèce sur la Terre. « 

 

***

Dans ma Pile à Lire (tellement de choses !) :

Harry Potter and the Cursed Child, par JK Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers, par Benjamin Alire Saenez

Opération Sweet Tooth, par Ian McEwan

Broken Soup, par Jenny Valentine

An Abundance of Katherines, par John Green (Le théorème des Katherines, en français)

Phobos 1 et 2, par Victor Dixen (pour peur que j’achète le 1)

« Scélérats, prenez garde ! »

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La collection R me fait souvent de l’oeil, un truc dans les couvertures et les pitchs qui m’attirent à chaque fois… Malheureusement ça fait cher et la mention d’histoires d’amour dans les résumés m’empêchent de sortir le porte-monnaie pour tenter le coup aussi souvent que je voudrais.

Heureusement, une libraire m’a gentiment prêté quelques exemplaires presses, et parmi eux les Clans Seekers qui m’attirait ! Alooooors :

Histoire :

Quin, Shinobu et John touchent au terme de leur formation de Seekers. Toute leur enfance a été bercée par les récits d’héroïques Seekers sauvant la veuve et l’orphelin, par les aventures de leurs pères qui sont aujourd’hui leurs instructeurs.

Et si la vérité n’était pas si belle ?

 

Avis :

Beaucoup de chouettes éléments sont à souligner dans ce premier tome. La galerie de personnages « secondaires » tout d’abord, entre les familles de chacun, la place discrète mais forte des mères, les Effraies, ceux que nos héros croisent sur leur route… Ils m’ont presque plus accroché que le trio principal (exception faite de Shinobu, mais j’y reviendrai). Cette chevalerie des temps modernes, entre magie, technologie évoluée et âme de Robin des Bois, était aussi vraiment sympa ; le mélange fonctionne étrangement et donne envie de savoir l’origine des artefacts des Seekers. Le rythme, enfin, m’a bien plu. J’ai ouvert le livre sans savoir à quoi m’attendre (pas de résumé sur mon exemplaire presse, ce qui est cool en fait) et la découpe des parties m’a agréablement surprise. Plutôt qu’une quête linéaire, l’auteur a tranché en trois étapes pour ce premier tome, permettant un développement original des personnages.

Bon, parlons du trio infernal. Là il y a du bon et du moins bon (voire très maladroit). Déjà il est dit à peu près en ces mots que « Quin est belle », « John est beau » et « Shinobu est d’une beauté parfaite ». Hem… Que Quin trouve John beau et inversement passe, car ils sont en couple (no spoil, c’est l’ouverture du livre, chose que je trouve chouette d’ailleurs (qu’ils démarrent ensemble)). Même si bon, on apprécierait que ce soit plus subtil. En ce qui concerne Shinobu, sachant qu’il est japonnais et roux (combinaison parfaite de ses deux parents) il y avait de quoi accentuer sur cette originalité plutôt que sa perfection. Dommage donc.

Restons sur Shinobu tiens, je l’ai beaucoup aimé, de très loin, et pourtant il partait mal. Le livre commence et on guette les trois points de vue équitablement répartis entre Quin, John et Shinobu. En fait on lira surtout John et Quin sur toute la partie 1, jetant Shinobu dans la case « le type qui n’a pas eu la fille et a les nerfs ». Hmmm Sachant que ce personnage a passé son enfance ENTIERE avec Quin et quand même plusieurs années aux côtés de John on aurait aimé avoir un peu plus à se mettre sous la dent. C’est vraiment dommage et maladroit. Franchement, il se sauve plus tard, mais l’absence totale de relation entre John et Shinobu m’a beaucoup gêné.

Pris séparément Quin et John sont sympathiques. John surtout parce que son background est accrochant. Quin est plus classique en un sens, mais ça aurait pu passer si elle ne se retrouvait pas en permanence au centre de préoccupations amoureuses.

Le livre parle de choses assez dures, quand même. De morts, de trahisons, de magie, de mystères… je vous jure qu’on s’en fiche royalement de leurs papillons dans le ventre (surtout quand ça sort de nulle part…)

Dernier point négatif, moins fort mais tout de même : il manque un contexte. On ne connait ni l’époque, ni la dimension. Est-ce un univers alternatif ? Est-ce dans le futur ? La technologie est-elle juste celle des Seekers ? Pourtant on parle d’ambulance, il est donc assez surprenant qu’aucun n’ait un téléphone portable, par exemple. Il manque vraiment un gros morceau pour nous situer, ce qui m’a souvent perdue quand on sortait de l’action.

MAIS ça reste une lecture sympathique (Shinobu, vous dis-je, est vraiment un personnage plaisant, qui se détache de ses pairs dans ce bouquin. Maud est aussi très originale), et je mettrai avec plaisir la main sur le tome 2 pour voir où ça nous mène.

Pas d’énorme coup de cœur, donc, mais un attachement notable malgré tout :)

Lectures en série

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Non je n’ai pas abandonné la lecture ces derniers temps… ni ce blog (j’vous le jure), c’est juste que j’évite les long post sur les suites de livres parce que… ben c’est toujours difficile de ne pas spoiler, alors souvent, par flemme, je ne mentionne pas les suites.

Mais comme deux de mes dernières lectures en était, je pense que ça mérite un post de résurrection (ouh la belle transition car le premier est :)

Les Maudits tome 2 (le 1 s’appelait Résurrection, voilà le lien bande de néophytes (enfin… il s’appelait comme ça avant le passage délicat de Blackmoon qui, tel un tracteur dans une boutique de verres, a changé les titres))

Là, typiquement, ça vaut un post parce qu’entre le sous-titre (…) et les titres (le prix de la vie pour le 1 (non, on ne parle de la Bourse) et le pouvoir du destin pour le 2 (pourkwaaa ?)) nombre d’entre vous passerez son chemin.

Moi-même, si je ne connaissais pas l’histoire de son temps sur la Plume d’Argent, j’aurais été méga sceptique. Ce qui est dommage parce qu’hormis quelques coquilles (ma coloc les ayant mentionnées, ça me parait important de le faire quand même) cette suite vaut vraiment le coup ! <3 Plus sombre que le premier tome, elle réserve son lot de surprises (pas toujours bonnes).

La plume sûre et efficace (parfois trop, on regrette qu’il y ait si peu de tête à tête entre Robin et… et Truc), Edith nous entraîne dans les sentiers les plus sombres de ses Maudits.

Vraiment vraiment ça vaut le détour <3

 

Le labyrinthe tome 3 – The Death Cure (le remède mortel (je m’interroge sur la traduction je vous avoue))

Oui j’ai toujours râlé quand je parlais de cette série, mais OUI j’en suis venue à bout !

Après un tome 1 sympathique (avec des choses à redire, mais assez intrigant pour me faire acheter la suite) et un tome 2 catastrophique… ç’aurait été dommage de ne pas lire le 3 !

Je dois reconnaître que, sur les 150/200 premières pages, il s’est lu sans trop de problèmes (plus de la moitié de la bête quand même !). J’étais pas fascinée, je me demande encore d’où Thomas sort son intérêt pour Brenda et pourquoi il n’a pas assommé Minho qui est insupportable la moitié du temps histoire d’être l’antagoniste des discussions… mais il se lisait.

Un perso, en particulier, me donnait envie de continuer. Très honnêtement le seul un peu creusé et dont la détresse m’a affecté.

Mais on retrouve tous les défauts combinés des deux premiers tomes, à savoir : un manque d’empathie de la part de… tout le monde, des personnages secondaires inexistants (ce qui est super dommage et très visible quand, plusieurs fois, l’auteur parle « d’un garçon dont Thomas ne connaissait pas le nom » ou « d’une fille qu’il n’avait jamais remarqué« … bof), une intrigue totalement bancale (moi, là, je me demande encore pourquoi le labyrinthe et les épreuves du tome 2, c’est vous dire…)…

Et pas la peine d’entrer plus dans les détails, hein. Je ne lirai pas les préquelles.

Par contre, je verrai peut-être les films. Ça a l’air très différent du livre et je crois que c’est le genre de situation où une adaptation peut corriger les défauts de sa version papier. A vérifier.

 

***

Et ce matin je viens d’attaquer les clans Seeker, dans la collection R

Pour l’instant y’a des morphofouets, des entraînements mortels dans des granges et l’Écosse en toile de fond. Affaire à suivre !

Le cœur qui frétille

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Aujourd’hui je suis passée à Cultura (boring !) et je suis tombée successivement là-dessus :

Dans la catégorie « oh mon dieu c’est déjà sorti ?? Mais je ne savais pas ! »…
Du coup j’avais gardé deux titres de bouquins SF/Fantastique « adultes », le tome 2 de Réseau(x), maintenant ces deux-là…

Dois-je ajouter qu’il y a pas mal de titres récents que je testerais bien pour le succès qu’ils ont et que du coup ça me rend curieuse ? Si vous avez des plans pour recevoir des livres d’éditeurs en échange de critiques, je prends, hein…

Le budget jeu vidéo va se transformer en budget bouquin (et le temps, je l’achète où ? Hein ? HEIN ? Bref.)

C’est tout.