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Un peu de réflexion

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J’ai aujourd’hui envie de m’essayer à une petite réflexion. Ce sera peut-être naze et mal écrit, auquel cas vous m’en voyez navrée d’avance. Mais hé, faut bien essayer des trucs parfois !

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Je discutais récemment, avec une amie, de ma critique (très critique) de la Voleuse de secrets. Y’a des points sur lesquels nous n’étions pas d’accord (et des moments qu’on avait pas lu de la même façon, c’est plutôt intéressant tout ça) et à un moment elle m’a parlé d’Afton comme de « la copine très girly ».

Ceci n’était qu’un prologue, il n’est pas ici question de revenir sur la Voleuse de Secrets. Désolée.

Je repensais à ce terme de « girly » en fait, et c’est vrai qu’Afton pourrait être qualifiée ainsi. Je me suis pourtant hérissée contre ce personnage sans même qu’il ne me vienne à l’esprit. Afton, je vous le rappelle, est la pote de l’héroïne qui lance la plupart des réflexions comme « tu marches comme un garçon » ou « arrête la queue de cheval, t’as plus douze ans. »

En soi, je pourrais en effet la ranger dans une catégorie de personnages très/trop portés sur l’apparence, le maquillage et les on-dits. Pourtant ça ne me vient pas naturellement, et je me suis demandée pourquoi. Je crois que c’est parce que je trouve ces personnages très difficiles à bien doser. Et que mal les doser à notre époque, ça dessert la cause féminine (qui fait grand bruit entre ce député polonais qui lance en assemblée que les femmes sont inférieures et plus faibles que les hommes et celles qui protestent contre les propos de Trump).

La « girly », si elle n’est que ça, finit par représenter l’ensemble des personnages féminins du roman. Si l’héroïne ne s’impose pas derrière, ça fait donner de l’importance à des propos que l’auteur ne pense peut-être même pas.

Un peu de pub pour Community en passant. On se refait pas.

Un peu de pub pour Community en passant. On se refait pas.

Ce doit être très dur d’écrire sur un personnage féminin qui se détache et s’impose tout en représentant une catégorie souvent moquée. Moquée et utilisée pour désigner toutes les femmes, d’ailleurs (mais je croise les doigts pour qu’avec notre génération, cette tendance s’inverse doucement et qu’on commence à réaliser que (truc de dingue) il faut de tout pour faire un monde et que tout peut merveilleusement s’équilibrer). Du coup, c’est peut-être pour ça que je grince des dents très facilement à la première fille de roman qui se cache derrière son amoureux, manque d’air devant un beau garçon ou ne discute pas d’autre chose que de love-interest ou de vêtements : je n’ai rien contre ces personnages, mais je trouve qu’on traverse une époque un peu charnière et qu’il faut les manier avec précaution.

Bien sûr qu’on manque d’air quand on est amoureuse, qu’on a des palpitations, toussa… Mais il ne faudrait pas que l’héroïne ne se définisse QUE par ça. Ni que les hommes soient miraculeusement épargnés par ces émotions.

Je cherchais un personnage girly intéressant (je manque de matière sur le sujet, puisque je n’ai pas tendance à les chercher dans mes lectures) et je me suis souvenue d’Alice Cullen. Oui, oui, j’argumente avec Twilight (et pourquoi pas ?)

Alice, dans mon souvenir, adore les vêtements, la mode et les grandes cérémonies. Elle voit tout en grand, ça frôle le ridicule parfois… C’est pourtant un personnage fort, décidé, essentiel à l’intrigue. Elle faisait partie de mes personnages préférés en tout cas.

Dans un autre registre, Lyra d’A la croisée des mondes, est assez parfaite dans son évolution. Véritable gamine des rues au début, plus occupée à jouer et à vivre son enfance qu’à apprendre les règles de bienséance des dames de son époque, elle finit par grandir et devenir… adulte. Je ne veux pas rentrer dans les détails (parce que si vous n’avez jamais lu cette trilogie il faut vous la procurer immédiatement) mais j’ai un souvenir très émue de son évolution tout au long des livres.

Elle est d’ailleurs citée dans le roman Les Eveilleurs, pour que l’héroïne, Claris, cesse d’idéaliser les hommes. Claris qui se refuse d’être girly justement, mais qui se fait belle pour un rendez-vous. Ce n’est pas exagéré, on n’y va pas avec des gros sabots… et ça marche. Ça n’enlève rien de l’aplomb de Claris, comme Lyra ne perd jamais de sa véhémence.

Dans le même registre, les héroïnes extrêmement « badass » mal écrites en deviennent ridicules et insupportables. Il y a eu la très bien Katniss Everdeen de Hunger Games, et ça ouvert la voie à des héroïnes battantes.

Sur le principe, c’est génial ! J’avais beaucoup accroché à Tris de Divergent qui avait réussi (à mon sens, je pense que ce serait un vaste débat et je n’ai pas relu la trilogie depuis) à suivre ce chemin ouvert par Katniss, sans la copier bêtement. Tris et Katniss sont différentes, mais partagent ce besoin de se battre pour elle-même.

L’héroïne des Insoumis me donnait une impression déjà plus brouillonne et je pense que vous avez tous des exemples ou au final, l’héroïne, elle nous gonfle un peu à être trop forte, trop résolue, trop formidable… (mais quand même totalement in love, parce que hein, voilà.)

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De votre côté, vous avez des exemples d’héroïnes à qui vous vous êtes pleinement identifiées ? Ou au contraire, que vous ne supportiez pas ?

J’espère, en tout cas, n’avoir pas donné l’impression de jeter la pierre à quiconque avec cet article. Je pense qu’on pourrait faire le même sur les hommes. On écrit ce qu’on veut, nos personnages nous appartiennent avant tout et libre à nous de leur faire porter nos réflexions ou, au contraire, des choses qu’on ne pense pas. Mais je crois que si on envisage d’être lus, il faut aussi faire attention à ce qu’on peut véhiculer.

Cette remarque pourrait aussi convenir aux maisons d’éditions qui valident un texte et proposent des corrections.

Tel un zombie de The Walking Dead, je me relève

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Euh… coucou ?

On m’a fait remarquer au début des vacances que j’avais un peu (beaucoup, énormément) lâché ce blog. Ce à quoi j’ai dû répondre un truc du genre : oui c’est vrai, j’ai pas touché terre depuis la rentrée, mais pendant les vacances je vais pouvoir le remettre à flot !

Mouais… vous constaterez que j’ai bien attendu la fin. Et si vous scrollez un peu, vous ne verrez pas d’article. Yet.

J’ai mis la liste de mes lectures à jour (normalement, j’en ai pas oublié) et y’en a dont j’ai bien envie de parler donc, affaire à suivre ! (idéalement aujourd’hui ou demain du coup. Je me suis fait une liste de trucs à faire)

Je vais tout de même en profiter pour parler un peu de mes projets qui… qui ma foi ont plutôt avancés durant ces vacances. Je m’étais mis en tête de boucler mes corrections sur un de mes romans avant de pouvoir les filer à d’autres personnes pour les corrections (avant de pouvoir m’y replonger… indigestion coucou !) et j’ai bon espoir que cette phase-là se finisse d’ici demain ! (j’espère peut-être un peu fort, mais chut)

Shadows’ Path se cherche néanmoins toujours un nouveau titre… Bugguer sur « The people below » n’aide pas…

Sinon j’ai une nouvelle PaL (que je ne disposerai pas sur mon chat, la filoute est en vadrouille et serait noyée dessous) :

Tant que nous sommes vivants, de Anne-Laure Bondoux (gagné grâce au concours organisé sur le blog de Tom, la voix du livre, encore merci à lui pour l’opportunité !)

Nous les menteurs de e. lockhart (un cadeau d’Erybou, merci Erybou !)

Silo – Origines de Hugh Howey (j’ai craqué pour la suite de Silo, sur lequel j’avais quand même bien accroché (et les couvertures de Babel sont cools ! (même si la femme à poil sur celle-ci va être embêtant si j’emmène le livre au boulot))

~Sinon actuellement je bouquine :

Illuminae (dossier Alexander – 01) de Jay Kristoff et Amie Kaufman et c’est vachement bien !

Et une bouse qui est vachement pas bien, mais faut bien rire dans la vie.

 

Et sinon, allez voir Captain Fantastic au ciné !!

Ou on s’explique un peu

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Ouais… je suis assez impardonnable. A chaque fois je me rappelle de mes cours d’informatique : un blog doit être constamment mis à jour ! Je suis bien d’accord avec ça… mais je crois que j’essaye constamment de faire trop de trucs à la fois. J’ai aussi lu peu et très lentement, ce qui n’aide pas.

Depuis le 26 juin, que s’est-t-il passé ? J’ai fini de bosser pour cette année et profite de mon été avant de rempiler. J’ai la tête très pleine aussi, ça me taraudait un petit peu moins pendant le boulot parce que le boulot occupe agréablement, mais c’est revenu durant juillet. Je saute d’une possibilité à une autre, d’une envie de partir à l’étranger à celle de me rouler sous la couette, d’écrire écrire écrire écrire à la nécessité de faire autre chose. Parce que ça suffit pas. Qu’on en vit pas. Alors peut-être ça… ou ça… et j’essaye de me fixer et ça marche pas, parce que je n’arrive pas à me fixer en fait.

Bref, c’est fatigant quand je m’y attarde. Alors lâchement je m’y attarde pas : c’est l’été, je vous dirais bien que le soleil brille (mais là c’est tout couvert, crap), je suis heureuse de sortir capturer des pokémons comme quand j’avais 10 ans, d’avoir le temps de boire un thé en terrasse, et d’écrire écrire écrire écrire <3 (oui, tout est pas vraiment négatif en vrai)

Sur Plume d’Argent, nous avons démarré notre mois intensif d’écriture ! Je veux en parler un peu dans ce post, et évoquer mes lectures dans un suivant :)

Un mois d’écriture, donc. L’idée c’est de viser les 50 000 mots, comme au Nanowrimo. Sauf que contrairement au Nano, on peut poursuivre nos projet et pas en attaquer forcément un neuf. On se fiche aussi assez d’atteindre les 50 000, en vérité. C’est surtout l’occasion d’écrire en s’immergeant complètement, et ça, pour peu que j’arrive à m’y mettre régulièrement (et j’y arrive !) c’est génial.

Je reprends Shadows’ Path (qui changera de titre, parce que je métaphore plus vraiment des « chemins d’ombres »). Ça faisait longtemps que je n’avais pas arpenté les ruelles brumeuses, obscures et luisantes de Lhondre dans la tête de Mitchell, et c’est très agréable de s’y remettre. Je ne ferai certainement pas 50 000 mots, mais j’ai bon espoir d’aller au bout de ce que je dois réécrire. Après ce sera relecture, corrections, postage sur PA, re-corrections très certainement… Mais j’aimerais boucler cette histoire !

Comme je compte boucler Invasion, envoyé pour une première BL, re (re re re) corrigé, et renvoyé en autres BL. C’est toujours stressant, parce qu’on sait que les lecteurs trouveront à redire et à changer (c’est le jeu ma pauvre Lucette) mais aussi génial parce que plus on corrige, plus le texte s’approche d’une version propre !

Je réalise que j’ai vraiment trop de projet presque-fini-mais-pas-encore sous le coude, et il faut que ça change è_é

(Ceci était un post d’auto-motivation et d’excuse pour le silence)

(C’était aussi un post de racontage de vie, parce que.)

(Go team Red !)

Mitchell estima que ses considérations n’avaient pas duré plus de quelques secondes[…]

Internet, ma belle bibliothèque

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Certaines choses me surprennent encore.

Ceci n’est plus un mystère, il m’arrive de lire de mauvais livres. Je les prends souvent en connaissance de cause mais, si je ne m’abuse, ils ont tous un dénominateur commun : un succès conséquent. On est d’accord qu’il y a mauvais et mauvais, je les mets dans le même sac par facilité. Frisson (Maggie Stiefvater) a peut-être souffert d’une traduction désastreuse, Un corbeau au 36 (Aurélie Bénattar) manque surtout de profondeur, Les ailes d’émeraudes (Alexiane de Lys) subit la combinaison d’une auteur encore inexpérimentée et d’une maison d’édition sans estime pour elle-même…

Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer tous ces livres sur la Toile aujourd’hui. Et je ne parle pas d’une diffusion sur un blog kikoolol par PoilAuMentonDu36, mais d’une vraie plateforme de lecture et d’entraide comme il en existe pas mal maintenant.

Sur ces plateforme, il est généralement question de poster chapitre par chapitre (dans un premier temps). Il y a des inconvénients, c’est sûr (pour peur que l’histoire mélange les timeline, ça demande une belle gym du cerveau parfois (okay… peut-être juste à moi), et le rythme en pâtis aussi malheureusement). Néanmoins, il en découle généralement des commentaires pointus, des corrections approfondies et des propositions ciblée pour arranger l’ensemble.

Je me surprends donc à constater parfois comme un fossé entre l’exigence de la Toile et celle des maisons d’éditions. (Attention, il n’est pas question ici de critique virulente envers les maisons d’éditions, au contraire c’est un univers que je respecte profondément ! Si je m’étonne parfois, c’est sur des livres précis, par sur une boite entière). Mais c’est amusant de voir que, sur certaines communautés, on trime comme des dingues sur nos manuscrits, à traquer les fautes, à lire et relire trente fois pour finalement ne pas envoyer parce que ça ne passera pas…

Et à côté de ça, on tombe parfois sur des perles digne d’un mauvais fandom dans les rayonnages. Dans ces moments-là, j’avoue, j’ai comme une boule au ventre. En particulier pour la littérature Jeunes Adultes (vous m’excuserez, c’est celle que je connais le mieux).

Allez oser parler de votre récit en cours où il est question d’adolescence et de loups-garous quand, techniquement, votre seule référence littéraire est un roman où la jeune fille plonge son visage dans l’aisselle de son copain et où on parle de « linoléum gluant de l’hôpital » ? Sérieux, c’est très difficile de pas avoir honte de votre propre travail.

Le marketing c’est cool, je le comprends : mais est-ce une raison pour décrédibiliser tout un genre littéraire ?

 

…Bon ben, j’ai plus qu’à créer le Front d’Emancipation de la Littérature Jeunes Adultes après ce gros pâté :p

Vous excuserez cette digression, je m’essayerais bien à ce genre de posts de temps à autre (fuyez pauvres fous). En attendant, je termine justement Un corbeau au 36, puis je me lancerai joyeusement dans le tome2 de Maudits. En attendant, profitez de l’été et lisez bien !

« Il n’y a que des bonnes réécritures »

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Pas de post « lecture » aujourd’hui. J’ai tout juste attaqué Réseau(x) tome 2 alors laissez-moi un peu de temps, coquinous ! Non, aujourd’hui, j’avais envie de causer réécriture.

Que quoi ? Oui, moi-même je l’oublie, mais à la base ce blog devait traiter également de mes critiques de livres et de mes tentatives d’écriture à moi. L’un de ces deux sujets n’a jamais vraiment pointé, ce qui ne m’empêche pas d’en causer quand je le veux (na mais oh)

Ça me fait bizarre d’écrire ce genre de post, comme si je me plaçais en connaisseuse (ce qui n’est pas le cas hein ? Je vais juste filer ma version de la réécriture : hésitez pas à passer votre chemin (ou l’art de faire fuir le visiteur)). Mais j’ai envie d’en causer parce que je suis en plein dedans et qu’en parler m’aide à garder ma motivation intacte ! (ça a l’air con comme ça, mais je jure que ça marche)

La réécriture, kézako ?

C’est ce moment merveilleux où, après avoir bouclé le premier jet d’un roman, on se rend compte qu’en fait c’est tout pourris 8D Bon, pas exactement, mais on doit bien se rendre à l’évidence que c’est pas parfait. Jean-Eude vire blond à la moitié du roman, Carla est partie en mission mais on a oublié de la faire revenir, nos méchants ont des plans vaseux parce qu’on les a inventé au fur et à mesure et, en fait, à bien y voir, ça serait vachement plus percutant de démarrer l’ensemble avec un accident que tractopelle plutôt que ce match de volley-ball.

Vous l’aurez compris, quand on réalise ça, si on veut que notre histoire soit la mieux possible, on entre en réécriture.

Pour certains il suffira de virer les virgules intempestives, d’arranger deux trois trucs et leur histoire leur paraitra bien (chez certains, l’histoire est même déjà excellente au premier jet. C’est dégueulasse, je sais, ces gens talentueux).

Pour d’autre, où je me place avec mon texte en réécriture, Shadows’ Path, faut aller un peu (beaucoup) plus loin.

A force de lire les retours de différents auteurs/maisons d’éditions, j’en déduis qu’une des choses les plus importantes est le rythme. Le début, particulièrement, ne doit pas s’embourber. Il faut y aller le plus fort possible dès le début (l’accident de tractopelle vous dis-je), pour encourager le lecteur à tourner les pages.

On doit savoir où on va aussi. Si votre but c’est de retrouver le grimoire perdu de la cité effacée d’Oublia, ça doit être régulièrement rappelé. Vos persos doivent en causer, oui, mais on doit surtout avoir des indices un peu régulièrement. Dériver, ça peut être bien (s’il vous faut un chapitre pour se concentrer sur le passé psychotique de Bob, faites-le) mais trop dériver c’est prendre le risque de noyer le lecteur.

Donc la réécriture c’est quoi ? C’est un peu la merde. Oui. Mais comme on est maso on le fait quand même (même que parfois, on y prend du plaisir)

Du coup faut rajouter ou enlever ?

Oh bah ça dépend des textes mais, globalement, le roman ne doit pas être aussi long que vous l’espérez. Visez l’essentiel pour que l’ensemble soit le plus concis possible (selon ce que vous racontez, ce sera parfois déjà très long). Quitte à en faire des pages, soignez l’intrigue, soignez le rythme ! (je me tire une balle dans le pied avec cette déclaration, c’est formidable xD)

J’ai déjà lu des livres très longs mais vides d’intrigue. Personne veut ça, hein ? Faut trouver le juste milieu entre l’histoire toute cru que vous présentez, le quotidien (si ça se passe dans un autre monde, ça ajoute toujours du cachet) et la psychologie des personnages (ça doit être des humains, pas des statues dépourvues d’âme (sauf si vous parlez de robot mais ah, c’est un autre sujet, cessez de chipoter !)

En ce qui me concerne je vais devoir… ajouter et enlever. Ajouter du décor pour donner plus de profondeur, des personnages pour faire le lien avec mon intrigue principale… mais enlever ! Enlever toutes ces pages d’intro de chapitre qui, en fait, ne servent à rien, recouper des chapitres pour les faire fusionner, retirer du quotidien au profit de ces décors à ajouter…

Bref, c’est un peu de la couture (dit celle qui ne coud jamais) faut faire des ourlets (les plus élégants et discrets possible)

Je m’excuse pour ce beau pavé qui, peut-être, n’intéressera pas grand monde (c’est un sujet plutôt rabattu en communauté d’écriture, et j’en ai déjà parlé y’a pas longtemps (bouh la vieille qui radote !)) mais voilà, c’est fait :)

« Chaque fois qu’elle se mettait à composer une histoire, Darcy sentait un univers alternatif prendre forme. »

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Histoire :

Darcy est une chanceuse. Elle tente le Nanowrimo sur un coup de tête (but : écrire un roman entier en un mois), envoie Afterworlds à une maison d’édition qui… accepte de la publier ! Bien décidée à devenir une véritable auteur, Darcy repousse l’Université pour s’installer à New York où, imprégnée par l’ambiance, elle compte mener ses corrections à bien.

Lizzie, son héroïne, n’a pas la même chance. Seule survivante d’un attentat terroriste, elle peut désormais passer dans l’envers du décors, où les morts attendent d’être guidés. Là, elle rencontre Yamaraj, un être comme elle, qui a sacrifié le monde réel pour protéger les spectres de l’oubli.

 

Avis :

Un nouveau livre de Scott Westerfeld, pour moi, c’est des picotements d’impatience dans la tête. Difficile d’expliquer pourquoi (certainement un mélange de personnages/thèmes/histoires/ plume) mais c’est l’un de mes auteurs jeunes adultes préféré :) Je vais donc essayer d’être objective, mais vous voilà prévenu !

Je ne sais pas si c’est parce que je m’essaye à l’écriture aussi, mais je me suis beaucoup retrouvée dans le personnage de Darcy. A travers ses préoccupations, particulièrement. Elle est jeune, elle s’installe, et ça m’a rappelé mon propre départ de chez-moi (quand tu ne penses absolument que si, il te faudra un jour acheter un balai, des éponges et du produit à chiotte). J’ai beaucoup aimé ressentir la jeunesse de Darcy par rapport à ses nouveaux amis (elle débarque à NY à 18 ans, et ce n’est pas forcément simple de le faire ressentir). Son petit côté hésitant la rend plus attachante qu’agaçante, parce que je crois que ses questions trouvent écho chez pas mal de monde.

Mais Afterworlds, côté Darcy, c’est aussi pleins de discussions sur l’écriture et les livres. Ce qu’on peut s’approprier, la réécriture, l’angoisse de la page blanche, les discussions autour des personnages qui, pour leur auteur et les proches, sont assez réels pour lancer des débats à leur sujet… Tant de conversations que j’ai moi-même avec mes amis, ça n’a rendu le roman que plus immersif <3

C’était aussi très sympa de voir que, certes, Darcy est le genre « je peux écrire très vite bille en tête » quand Imogen sera plus réfléchie, multipliera les inspirations diverses pour s’aider. Tout comme il était très intéressant d’avoir toute la création du livre, tout le travail qu’il reste après que l’éditeur te dise « okay ça marche ! ». On pouvait quand même sentir une petite différence entre la France et les États-Unis je trouve, une façon de parler de la Littérature qu’on aurait peut-être pas (encore) chez nous, ou la mention de cours d’écriture qui sont pas légion au pays du fromage.

Mais là, je ne vous ai raconté que la moitié du roman, parce qu’un chapitre sur deux est consacré au roman de Darcy : Afterworlds, tome 1. On lit la version finale du roman, et c’est super d’avoir le travail de réflexion de Darcy en amont (vous l’avez remarqué, hein ? Que je trouve pleins de trucs « super »…). L’histoire en soi est plutôt sympa, Mr. Westerfeld a pu écrire une romance paranormale sans que son roman ne soit que ça (chouette mise en abime, donc, de lire le roman de Scott Westerfeld, à propos de Darcy qui corrige et réécrit son histoire sur Lizzie).

C’était marrant, d’ailleurs, de se surprendre à avoir un regard plus critique sur l’histoire de Lizzie. Comme si on était aussi un peu Darcy jugeant le produit final et trouvant encore à chipoter. Je ne cours pas après les romances paranormales, mais celle-ci recèle de bonnes idées, et l’histoire d’amour n’est pas envahissante (ou peut-être est-ce d’avoir les discussions de Darcy et Imogen à ce sujet qui creuse en parallèle les personnages (c’est gagnant-gagnant quoi)).

Un très bon roman sur les rêves et le passage à l’âge adulte, qui parlera à tous ceux qui s’essayent à l’écriture, à ceux qui se souviennent de leur prise d’indépendance, à ceux qui s’intéressent à la romance paranormale, aux fantômes, au quotidien, à la romance pas-paranormale et au monde du livre.

MaJ du blog

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Non, pas de nouvelle critique livre aujourd’hui. Pour la simple et bonne raison que j’ai attaqué le dernier tome de « la Tour Sombre » et que la bestiole fait 1000 pages… ça va me demander un peu de temps avant de la finir (surtout que c’est la fin quoi, autant que je savoure !)

Et mes critiques en retard ? Euh… en effet. Je m’y remettrai vite :)

Aujourd’hui j’ai surtout continué le nettoyage de printemps du blog (je sais pas si vous avez remarqué mais j’essaye de recentrer un peu tout ça). Dans le menu, onglet « romans », il n’y avait jusque là que « Shadows’ Path », « Les arkans » et « les enfants de Wyrd ». Comme ce sont actuellement mes trois plus gros projets, achevés de surcroit (on va faire comme si la réécriture ne comptait pas, chut), je leur ais fais un blog chacun plutôt que noyer ce blog-ci.

Vous pouvez d’ailleurs y admirer mes talents photoshop dans les bannières… hem… passons…

Mais du coup je n’avais rien fais pour mes autres textes, donc j’ai ajouté une rubrique, histoire que le résumé y apparaisse (et les playlists, puisqu’ils en ont tous une petite. Le temps de trier et de tout compiler sur youtube pour plus de praticité et j’ajouterai celles de Meutes, Projet X et Aeternae Vitae)

Sur ce, bon weekend à tous ! Lisez bien 8D