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To be continued…

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Aujourd’hui, petit combo pour présenter deux suites, de deux livres différents.

Histoire :

L’hiver a couvert de blanc le Royaume de Brocéliande. Les habitants de la contrée de la Sylphe trouvent de la chaleur dans les tavernes et se livrent à leur activité favorite : le colportage de ragots.

C’est que le calme aura peu duré, à Brocéliande. Parce que la stabilité du royaume s’effrite, la reine Anne prend les devants et sollicite les services de la sorcière d’Eria… à ses risques et périls.

Erwan Segame, lui, tourne son regard vers l’ouest. Il espère y trouver Luan Erno, saine et sauve. Des bras plus dangereux que ceux de l’Albane pourraient pourtant bien l’accueillir sur la Baie des Naufrages.

 

Et donc cette suite :

Pour moi qui ai beaucoup apprécié le tome 1 (avec son folklore que je connais trop peu, sa galerie de personnages, ses intrigues croisées) la suite aura été plaisante à lire. J’ai pas mal regretté que certains personnages disparaissent quasi totalement. D’une manière générale j’ai eu l’impression qu’on me racontait les actions sans me les faire vivre, certaines réflexions arrivaient un peu tard ou étaient oubliées sans raison.

On sent néanmoins à quel point l’auteure se fait plaisir avec les traditions exploitées, et c’est pour moi le gros point fort de cette trilogie. Je guetterai le tome 3, pour avoir le fin mot de l’histoire d’Erwan, qui prend un tournant inattendu :)

(Je tire aussi mon chapeau pour ce résumé, je le trouve très joliment écrit, rappelle les données du tome 1 sans rien spoiler)

 

 

Je préfère ne pas glisser de résumé pour celui-ci, cela spoilerait allègrement les évènements des deux premiers tomes, ce qui serait fort dommage.

Le voyage de chacun se poursuit, toujours avec cette langueur particulière que j’aime dans cette histoire. On ne nous épargnera aucune étape, aucune rencontre, aucune réflexion… et ça me plaît. C’est bien fait, on ne s’ennuie pas des personnages, bien au contraire !

C’était vraiment ma jolie découverte de l’année, ça <3

« Du nerf, Will Henry ! »

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Histoire :

Après la mort de ses parents, Will Henry est recueilli par leur employeur : Pellinore Warthrop. Homme sec et autoritaire, le docteur Warthrop est un monstrologue reconnu.

C’est chez lui que se présente, une nuit, un pilleur de tombes.

 

Avis :

Je suis sûre que j’en avais fait un article quand j’avais lu la version anglaise (qui a mis tellement longtemps à être traduite !) mais j’en refais un parce que ça vaut vraiment le coup de plonger dans cette lecture !

Rick Yancey, c’est l’homme derrière La 5éme Vague. Un livre avec pas mal de défauts mais une ambiance prenante ; on y voyait déjà sa capacité à lâcher ses personnages en cours de route. Avec lui il ne semble pas réellement y avoir de héros, c’est ce qui m’avait plu avec la 5éme Vague.

Là, c’est le niveau au-dessus ! Question rythme, écriture, ambiance, dialogues, personnages… Je ne vois rien à redire à ce tome 1. Will Henry, du haut de ses 12 ans, ne doit son courage qu’à son désir de reconnaissance. Le docteur est tour à tour passionnant et détestable… Ce qui est génial pour un personnage principal.

Leur tandem est une réussite. A travers eux s’affichent d’autres personnages attachant ou effrayant dont je préfère ne rien dire.

Mais que serait une histoire de monstres sans les monstres en question ? Vampire ? Loups-garous ? Non, pas pour ce premier tome en tout cas, ce qui fait vraiment plaisir. Ces monstres sont nommés dès la première page mais je veux bien garder la surprise. Sachez seulement qu’ils sont assez efficaces et remplissent bien leur rôle.

Le Monstrologue est un roman d’horreur, assurément. Assez bien écrit et entraînant pour être conseillé aux adultes, suffisamment bien desservi par les dires d’un jeune héros pour être proposé aux moins adultes (bon… des ados pas trop sensibles quand même, hein ? Moi j’étais dans la catégorie poule-mouillée, alors je ne l’aurais peut-être pas apprécié à sa juste valeur)

Le ton général est sombre et froid. Nous qui nous habituons à des lectures parsemés de moments heureux pour que le héros (et nous) prenions une inspiration bien méritée… N’y pensez pas ici. Will Henry et le docteur semblent condamnés à descendre toujours plus bas dans l’horreur humaine et monstrueuse.

« La pensée de l’hiver tout proche emplissait Kiyoyori de mélancolie. »

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Histoire :

Après la tentative d’assassinat de son oncle, Kazumaru se fait recueillir par un vieux sorcier. Celui-ci lui confectionne un masque de cerf et le renomme Shikanoko – l’enfant du cerf. Grâce au masque, Shikanoko ne fait qu’un avec la forêt et les esprits, et devient un être convoité.

 

Avis :

(Cette chronique est sponsorisée par les travaux de mes voisins du haut. Merci à eux pour cet accompagnement sonore inestimable.)

Entre Lian Hearn et moi, comme pour beaucoup d’autres, y’a eu le clan des Otoris. Une épopée dans le Japon médiéval qui comprend (si je ne me trompe pas) une trilogie et une préquelle. Je garde un souvenir fort du premier tome, j’ai été embarquée avec cette histoire de ninjas et de parquet du rossignol ! C’était beau et fascinant et prenant !

La suite, malheureusement, ne m’a pas accroché mais je crois que c’était entièrement ma « faute ». A l’époque, au final, je ne lisais pas tant que ça, je me lassais facilement (Internet et ma GameBoy Advance m’occupait vachement mieux).

Néanmoins, quand j’ai vu que Lian Hearn sortait une nouvelle série, j’ai été aimantée. Je savais son potentiel de narration. Je savais qu’elle m’emmènerait loin dans ce Japon d’un autre temps. Et quand le résumé évoquait la magie et les shamans, je l’ai glissé sous mon bras et direction la caisse !

Mentionnons déjà à quel point la couverture de ce livre est belle ! Avec ces reliefs et sa texture, c’est un immense plaisir de le glisser dans sa bibliothèque ! (un jour je vous ferai un post avec mon idée de la couverture moche, parce qu’on tombe parfois sur des perles)

Mais et l’histoire ? L’histoire est, comme je m’y attendais, prenante. Là où l’auteur a fait fort, c’est de nous faire intégrer une dizaine de prénoms et de clans sans que l’on se perde. Il y a des rappels au bon moment, des tournures impeccables pour nous remémorer que Truc est le cousin de Chose et tout va bien de ce côté-là ! (pourtant, ça aurait clairement pu être un point négatif. Même avec mon passé de dévoreuse de mangas et d’animés, et j’ai eu un moment de panique à l’afflux de noms (et des noms à rallonges hein, elle n’a pas fait dans la simplicité))

Mais du coup, on s’y retrouve, et l’immersion n’en est que plus forte. C’est une plongée dans les traditions autant que dans la culture occulte. La magie, ici, est loin d’être mignonne. Elle conduit au meurtre, au viol et à la domination de l’autre. Mais elle est aussi fascinante de mystères et de possibilités.

Une écriture simple pour un récit profond, des personnages prometteurs (les filles, en particulier, s’imposent sans se perdre dans une badasserie ridicule (je suis pour l’égalité, mais y’a des héroïnes qui, en voulant se montrer fortes, se cassent juste la gueule. Gianna, tu m’entends ?)). Je suis très curieuse de ce qui va se passer car les intrigues vont bien finir par se rejoindre, et ça promet du lourd !

Un livre aussi beau dehors que dedans, en somme. Vivement la suite !!

 

« C’est la première fois que vous prenez du bang ? »

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Histoire :

Nora Fawkes est une jeune femme qui se fait embaucher par Sorceraid, une boîte fournissant sorciers et sorcières en aide, potions et expertises. Nora est bien décidée à faire ses preuve dans ce milieu singulier, mais une question demeure : pourquoi elle ?

 

Avis :

J’étais très heureuse d’obtenir une version papier de cette histoire, je remercie Lena pour avoir organisé un concours !

Le format épisodique force l’action à aller vite, très vite, ce qui m’a un peu déstabilisé au lancement. Tout va très vite, toutes les informations sur l’univers sont échelonnées sur un chapitre pour laisser un maximum d’espace au dénouement (dénouement qui m’a beaucoup plu d’ailleurs. Sa forme m’a très agréablement surprise). Donc pour moi les avantages de la deuxième partie se faisaient un peu au détriment de la première.

Elle n’est néanmoins pas dénuée de fraîcheur et d’originalité. On sent que l’auteur s’est fait plaisir avec cette étrange boîte, ces fonctionnaires farfelues, à la fois magiques et très ordinaires. A ce niveau-là, c’est sûr que j’ai hâte d’en découvrir davantage :)

En ce qui concerne les personnages, je me suis étonnamment davantage attachée aux secondaires (mention spécial pour celui qu’on voit surtout à la fin) qu’à Nora, que j’ai trouvé plus effacée. Pour un texte aussi court, Nora à le caractère qu’il faut pour guider le lecteur : directe et déterminée. J’espère qu’elle aura l’occasion de davantage se nuancer dans la suite !

Le vrai point négatif que je soulèverais est malheureusement difficile à décrire. Il y a, au niveau de l’écriture (surtout dans la première moitié, la fin se fait beaucoup plus naturellement) une telle volonté à expliciter une émotion ou un mouvement qui casse complètement le rythme d’une phrase ou d’un paragraphe. C’est assez étrange mais c’est un ressenti que j’ai eu deux ou trois fois.

Ça ne casse pas ma curiosité pour la suite !

Si si, je suis là

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2017 roule déjà depuis 16 jours et je n’ai jamais fait une critique creusée de « Tant que nous sommes vivants » (pourtant, j’avais des choses à en dire…) : autant dire que je ne gère pas une cacahuète. Mais bon, on fera avec, hein.

~ En ce qui concerne Tant que nous sommes vivants, de Anne-Laure Bondoux, je suis sortie très perplexe de ma lecture. Oui, perplexe.

Le livre s’ouvre sur une sorte de ville-usine. On croit comprendre que la guerre s’est étendue sur le pays, l’usine qui fait vivre la ville tourne nuit et jour et on nous décrit un quotidien gris et morne. Et soudain, Bo rencontre Hama, et tout devient plus beau.

Ma petite présentation le montre peut-être mal, mais ce livre démarre comme un conte. Une guerre sans-nom qui jette son ombre sur tout un univers et l’amour presque simple des deux héros. C’est mignon, très bien écrit, et ça fonctionne. D’autres éléments viendront ajouter leur graine de conte : des malheurs en veux tu en voilà, une étrange famille vivant dans les bois, l’amour presque magique de Bo et Hama…

Mais (et c’était un gros mais) ça se casse un peu la figure vers la fin. Certaine choses qu’on croyait certaines sont prises à revers, l’aspect conte semble laisser sa place au réaliste, puis revenir vers le conte… Ce qui embrouille complètement. Et le pire, je crois, c’est toutes les données magiques qui sont glissées et jamais jamais exploitées. Le livre m’aurait davantage plu sans, en fait, car ils n’apportent rien et ont contribué à me perdre. Est-ce qu’on est sur un texte métaphorique, réaliste, un conte, une légende, une dénonciation… Bref, c’est bien dommage.

D’autant plus que c’est très bien écrit. Le récit est cyclique, ce que j’ai bien aimé, et la plume très belle, sans aucun doute !

Bon, du coup, j’ai présenté ce livre brièvement. Un bilan des lectures de 2016 suivra, puis la critique des Pâtes Froides, puis… moui, ne nous avançons pas davantage pour le moment.

 

Méli et Mélo sont sur un bateau

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Y’a plusieurs romans pour lesquels je n’ai pas fait de fiche individuelle. Parce qu’ils étaient sympas mais sans plus, parce que ça date, parce que ça n’aurait pas été long ou parce que c’était trop mauvais : voici l’occasion d’en toucher un mot tout de même.

(Pendant ce temps-là, niveau lecture, je stagne un peu sur « tant que nous sommes vivants« , c’est pas nullissime mais ça me passionne pas (j’accuserais bien Pokémon Lune, mais faut se rendre à l’évidence, je bloquais déjà avant sa sortie))


҉   Broken Soup de Jenny Valentine

Rowan, 14 ans, élève seule sa sœur depuis la séparation de ses parents. Un jour, un inconnu lui tend le négatif d’une photographie qu’elle aurait tout juste laissé tomber. Bien que ce négatif ne soit pas à elle, il va éclaircir sa vie d’un jour nouveau.

J’ai volontairement retiré le morceau du résumé qui spoilait un détail que j’ai aimé découvrir (donc je vous conseille de ne pas le chercher). Une lecture assez mignonne et porteuse d’espoir. J’ai souvenir d’avoir trouvé le twist de la fin un peu too much, mais en ce qui concerne Rowan, c’était une héroïne touchante. Le développement est sympa et les passages sur… sur la raison qui a mené les parents de Rowan à ce séparer étaient très forts.

 

҉    L’Océan au bout du chemin de Neil Gaiman

Un homme, suite à un enterrement, retourne sur les lieux de son enfance. Là, assis sur le banc, il se rappelle Lettie, la jeune voisine.

Une lecture-conte. Peut-être pas mon Gaiman préféré, mais l’univers était prenant, et cette famille uniquement composée de femmes détonne. On retrouve sa capacité à nous plonger dans un univers improbable sans que l’on sourcille. C’est un conte, on prend tout avec le sourire et l’inquiétude du jeune héros.

 

҉   U4. Yannis de Florence Hinckel

Après les ravages du Virus U4, Yannis quitte Marseille pour se rendre à Paris. Il compte bien assister au rendez-vous de Kronos, maître d’un jeu en ligne, qui promet à ses joueurs Experts de pouvoir « remonter dans le temps ».

Je n’ai volontairement pas détaillé ce livre parce que je l’avais déjà fait pour Jules et Stéphane. Je crois que mon préféré restera Jules (je n’ose pas me lancer dans Koridwen à cause de ma mauvaise impression sur Nox, d’Yves Grevet…). Mais Yannis était vraiment chouette pour la notion de traumatisme visible qu’il apporte à l’histoire. J’étais triste qu’elle disparaisse un peu au milieu (en recoupant tous ces récits il y a malheureusement un effet d’accélération au bout d’un moment. On saute d’une scène à l’autre pour se recouper avec un autre roman)

Ce sont quand même de très chouettes persos et un beau projet ! (je vais me lire Contagion maintenant, le recueil de nouvelles)

 

҉   L’exil (les ailes d’émeraude #2) de Alexiane de Lys

Non je ne l’ai pas acheté, une amie a eu la bonté de me le trouver (elle-même l’a regretté ahaha)

Au village des Myrmes, personne n’aime Cassiopée. Elle pourrait cependant vivre avec Gabriel, son grand amour, mais celui-ci a été envoyé en mission loin d’elle. Elle finit par partir.

… Non mais j’avais promis que je ne referai pas de critique complète. Que vous dire ? C’est le même éditeur qui n’en a rien à cirer, donc ça n’a pas été relu, donc c’est une broderie de scènes illogiques et de réflexions incohérentes (je pense qu’il est même pire que le 1 à ce stade. Ça va du lino au plafond d’une grotte aux longues conversations qui se contredisent.) Le tout sur un petit fond sexiste pas piqué des hannetons.

Sur ce point, franchement, je ne crois pas que l’auteur s’en soit elle-même rendue compte. Cette histoire à tout d’une très jeune histoire, on sent que son auteur s’est fait très plaisir (l’héroïne est belle et forte et un homme très beau, on s’envoie des piques à tout va parce qu’on est trop une bande de potes et les personnages secondaires s’effacent dans le fond. Ah, et ça cause aux animaux aussi), tous les ingrédients d’une histoire jeune sous une plume jeune, quoi. Je ne vais certainement pas reprocher à quelqu’un qui aime écrire d’écrire ce qu’il ou elle veut.

Mais on parle d’une édition papier ici, et Nouvelles Plumes devraient peut-être reconsidérer leur travail, on dirait…

Je sais que ça trouve son public, mais c’est le genre de lecture qui me met en colère (ou alors c’est Cassiopée… ses réflexions de la fin m’ont particulièrement donné envie de l’étrangler je dois avouer). Si j’en crois les remerciements, des gens ont relus. Je pense que ça vaudrait le coup de chercher des personnes en plus, des gens qui ne sont pas trop proches de l’auteur (parce qu’à moins d’avoir la BL idéale qui ose te dire quand ça va pas du tout, c’est difficile de corriger ses amis)

(Juste au cas où, après petite recherche je ne crois pas qu’une personne puisse survivre 12 ans dans le coma. Et si elle est vivante, il y a une activité cérébrale active, pas un sursaut pour glisser des coordonnées. Voilà, je m’arrête là.)

« Chacun de nous vit un nombre potentiellement infini de vies. »

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Histoire :

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Il fait du basket et elle de la natation. Ils n’ont aucune raison de se connaître, mais ils partagent le même secret : depuis quelques années, ils souffrent tous deux de crises.

Ces crises les font trembler et s’évanouir, mais pas seulement. Durant leur période d’inconscience, ils peuvent communiquer entre eux.

 

Avis :

Cette chronique spoilera allègrement. Vous ne voulez rien savoir ? Ne la lisez pas (en même temps, je ne vous conseille pas non plus de lire Multiversum)

Je réalise en démarrant cet article que mon cerveau a pris grand soin d’oublier un maximum de détail de cette lecture. Ça augure du bon, hein ?

En empruntant ce bouquin, je savais que ce ne serait pas excellentissime. La couverture est très jolie, le thème des univers parallèles (ah, ces résumés de bouquin qui racontent tout !) avait tout pour me plaire… Mais un bouquin vendu par l’amûr surpuissant qui unie la fille et le garçon… Tout de suite, ça vend moins de rêve.

Franchement… je ne sais par où commencer.

Par le fait qu’ils tombent raides dingues l’un de l’autre en… allez, dix pages. Le livre démarre quand même à un moment où ils n’arrivent pas encore à se parler. Ils sentent la présence de l’autre, mais Jenny souffre LE MARTYR quand elle tombe inconsciente. Mais par la force de… de… des… de je ne sais pas quoi d’ailleurs, la poudre magique du scénario, ils arrivent soudain à se parler 30 secondes sans plus rien ressentir d’autre que l’allégresse et PAF c’est l’amour. C’est comme un bilboquet.

Moi si j’entendais un gus qui me causait italien dans ma tête, c’est pas dit que j’en tomberais amoureuse en une semaine. Déjà je prendrais une méthode de langue pour capter ce qu’il me dit. Je dis ça…

Là encore, la magie du scénario fait qu’on nous tricote que « Alex se débrouille correctement en anglais » (moui là d’accord mais bonjour l’accent australien, hein. C’est pas le plus connu) et que « Jenny avait de la famille italienne donc le parle couramment »… Moi j’ai de la famille italienne, mais la LV3 était pas vendu dans le package génétique.

Dans ces cas-là tu te casses pas la tête à mettre deux origines aussi différentes quoi… Si c’est pour se taper cette explication, bon…

***

Je pourrais aussi parler du fait qu’Alex se barre en Australie grâce à son pote trop fort en ordinateur qui lui pirate des comptes pour lui obtenir assez d’argent pour le voyage + l’hôtel. Cela parce que, rappelons-là, il parle dans sa tête à une fille dont il est trop in love.

Dans la catégorie « je jarte le quota familial de mon texte et je glisse le hacker pro », c’était bô.

***

J’aimerais aussi mentionner que ces deux ado font ce qui ressemble TRES FORT à des crises d’épilepsie mais qu’aucun n’a jamais été à l’hosto. Ça leur arrive toutes les semaines mais le premier est soigné à la tisane et la seconde continue la natation… (non mais, il suffisait juste de dire que tu faisais du tennis et ça passait quoi. Là le « heureusement qu’elle n’avait jamais fait de crise dans l’eau » m’a fait beaucoup rire)

***

J’ai aussi été assez estomaquée de lire régulièrement « le garçon de couleur » dans la narration quand on croisait un personnage secondaire (qui du coup semblait remplir la case « quota » du texte). Ce… ça ne veut rien dire, en fait… Ça n’indique pas s’il est Indien, Arabe, Inuit, Africain… Et puis accessoirement, les Italiens ont le teint halé donc Alex est déjà un « homme de couleur ». Si l’être humain était monochromatique ça se saurait.

***

Niveau mondes parallèles on traverse le traditionnel univers gouverné par les nazis (avec une jolie incohérence du héros qui cause pas allemand alors que l’Italie est allemande depuis sa naissance). Et comment voyagent-ils, ces deux coquinous ? En regardant la… ceinture d’Orion.

C’est mi-classe mi-foireux parce que… bon, contextualisation (SPOIL) :

Jenny et Alex ne vivent pas dans le même univers (je vous laisse imaginer les longues pages de désespoir. Je ne l’ai pas mentionné mais ils sont extrêmement lyrique (du style « je suis ton rêve » « oh alors je ne veux jamais me réveiller » « mais le réveil c’est l’aube des rêves vrais », ce genre de chose (j’exagère presque pas, c’est le plus triste))). Tandis que Jenny se convainc qu’elle est vraiment folle, Alex a des flash-back… Il finit par se souvenir (entre une apparition d’une Jenny enfant et le t-shirt d’un motard au Mc Do (…mais qu’ai-je lu ??) que la ceinture d’Orion lui permettait de voyager quand il était gosse.

Il sort sur la plage, matte le ciel et PAF il change de monde (son corps restant sur la plage, gare à la marée)

Il intègre le corps et les souvenirs du Lui du monde de Jenny (vous suivez ? …) et la retrouve et ils s’aiment et c’est dingue et ils… vont au planétarium.

Sinon, les gars, vous pourriez parler de votre don. Mais bon.

Donc planétarium où on leur montre la ceinture d’Orion, ce qui fait que Alex…

Oui.

C’est pas une blague.

Il re-change d’univers.

***

En ce qui concerne la fin c’est… c’est pas mal. Dans l’idée (parce que l’écriture, hein…).

SPOIL AGAIN

Le monde est détruit. Une histoire de météorite. Mais Jenny et Alex se réveille comme si de rien n’était dans leur monde. Ils peuvent encore communiquer mais toute cette histoire de fin du monde semblait n’être qu’un mauvais rêve.

Sauf que non.

Un mois plus tard (un mois, bon Dieu) ils réalisent qu’ils se sont enfermé dans une bulle. Un monde clos, avec juste leurs souvenirs dedans. Le monde de Memoria.

Et je ne lirai jamais la suite. Désolée de vous lâcher avec ce suspens insoutenable.

 

Anecdote de fin : Je cherchais à agrémenter l’article de citations. Comme j’ai rendu le bouquin à la bibli depuis un moment, je fouillais comme souvent sur Babelio. Les extraits m’ont fait beaucoup rire. Genre rire nerveux. Genre « mon Dieu mais c’est pas beau, je prends quoi ? ». Alors j’opte pour la simplicité :

Alex et Jenny avaient aboli les frontières spatio-temporelles, ils étaient finalement ensemble.
Ils auraient pu croire que c’était un point final, un aboutissement, mais ce n’était qu’un point de départ.