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C’est dans une ambiance bien singulière que les Larispemois se sont réveillés ce matin.

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Résumé :

LARISPEM, 1899.
Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent… Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux.

Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

 

Avis :

Je vais commencer par une remarque qui n’a rien à voir avec le contenu du livre mais… Qu’est ce qu’il est beau ! Le soin apporté à la couverture, la mise en page et aux illustrations de chapitres est très très agréable <3 Avant même de l’attaquer, j’aimais le feuilleter et le re-feuilleter. On en fait encore trop peu, des jolis livres comme lui !

Le contenu à présent : j’ai passé un excellent moment de lecture avec ! Je pense que ce devait être vraiment difficile pour l’auteur, comme les lecteurs, de passer après la Passe-Miroir. Même concours, nouvelle gagnante : on y cherche forcément des similitudes.

Il n’y en a pas. Est-ce dérangeant ? Pas du tout ! C’est un tout autre univers, une autre façon de raconter aussi, ce qui rend l’ensemble intéressant. D’ailleurs, le bémol que j’aurais à émettre trouve en fait une logique dans le volonté de l’auteur de raconter son histoire. Mais on verra après.

Je tiens à appuyer la chouetteté de l’univers (j’en invente du mot, voyez ?). Dans cette uchronie, les communards ont gagné la ville de Paris (là j’espère pas dire de grosse bêtise parce que j’ai pas le bouquin sous la main pour vérifier et que l’Histoire et moi, tristement… voilà…). On plonge donc dans un univers steampunk, vraiment prenant et bien décrit, où la magie opère grâce aux détails. Notre-Dame transformé en aérogare. La nouvelle monnaie. Cette image des bouchers armés de leurs trois couteaux et tant d’autres.

Au niveau des personnages, ils sont vraiment agréables à suivre. Ma préférence va à l’arc de Nathanaël, que j’ai trouvé surprenant autant pour les personnages (ils se nuancent tous en peu de temps) que pour ce qu’il s’y passe (et dont je ne m’attendais vraiment pas). Je relève une petite maladresse au niveau des femmes de cette histoire. On nous présente d’entrée de jeu des personnages féminins assez forts pour l’époque de l’histoire (entre Liberté, rondelette et mécanicienne de génie, et Carmine, noire, bouchère et badass). Alors c’est très sympa car les rôles habituellement masculins sont transvasés sur les femmes, quand Nathanaël sera plus « simple » (ceci n’est absolument pas négatif)

Le « problème » c’est que quand on nous parle d’inégalité hommes-femmes, au niveau de l’éducation et du salaire, on y croit nettement moins. D’autant plus qu’une femme est au pouvoir.

Mon bémol initial, c’était le rythme. Tout s’enchaîne très vite, peut-être trop, mais le tome se termine là où on s’attendrait qu’il commence. Comme c’est assez court (et que je suis très attachée aux scènes du quotidien, okay) je n’aurais pas crachée sur 50 pages disséminées avec des conversations anodines, des moments de pause.

MAIS.

J’ai appris plus tard que l’auteur avait pensé son histoire comme un roman feuilleton (et comme récemment les mots fléchés m’ont appris ce qu’étaient « les mystères de Paris » ça m’a aussi fait comprendre le titre aha.) Vu ainsi, en fait, je ravale mon bémol. C’est une histoire faite pour être lu soit d’une traite, soit avec un découpage plus épisodique. Difficile, alors, à notre époque, de l’éditer en s’arrangeant pour que la coupure tombe au mieux.

Je souhaite du courage à l’auteur pour la suite ! Je l’attends de pied ferme !

Bye bye lil’ 2015

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En ce dernier jour de 2015 je vous propose (Ô joie) mon bilan de l’année ! (ça vaut pas l’épisode 37 de What the Cut mais, hé, on fait ce qu’on peut !)

Ce sera néanmoins un peu particulier parce que j’ai fait… une vidéo. Na mais revenez ! Une vidéo assez longue (du coup, mon bilan, je le remets en dessous en version rapide. Déjà parce que tout le monde rêve pas de se taper 20 minutes de ma personne qui parle de livres, mais aussi parce que je maitrise moyen la technique et que, du coup, certains titres doivent échapper aux oreilles)

Je m’excuse pour tout l’aspect débutant de la chose. J’aurais dû écrire un texte, y passer du temps, travailler les plans…

En fait j’ai filmé ça un peu à l’arraché, dans un créneau horaire qui me garantissait le moins de monde possible autour de moi…

Le montage m’a rappelé mes cours de ciné de 4éme et 3éme aha

Malgré le résultat bancal et mon absence totale de décontraction et de maitrise… ben, j’ai bien aimé faire ça. Je suis pas sûre de le refaire, ou alors ce ne sera pas toute seule, histoire de rendre l’expérience la plus amusante possible !

J’espère que ça vous plaira tout de même. Passez un excellent réveillon et on se retrouvera en 2016 à la croisée d’un nouveau chemin ! (c’est beau, ça veut rien dire mais c’est beau)

 

  • Coup de cœur :

La Passe-Miroir, Christelle Dabos

U4 et Réseau(x), Vincent Villeminot

Calpurnia, Jaqueline Kelly

L’éducation de Stony Mayhall, Daryl Gregory

Papa et maman sont dans un bateau et 3000 façons de dire je t’aime, Marie-Aude Murail

L’appel du coucou, Robert Galbraith

Afterworlds, Scott Westerfeld

Les Maudits, Edith Kabuya

Love letters to the dead, Eva Delleira

  • Auto-édition :

Les livres de Svetlana Kirilina sont disponibles >>>ici<<<

La trilogie des oghams, de Louknaille, est dispo >>><<<

  • Non, merci…

Endgame, James Frey

Lorelei en Finistère, Emmanuelle Caron

Half bad, Sally Green

« Ophélie se plongea corps et âme dans le miroir. « 

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Ce post est garanti sans spoilers !

 

Quand je me sens mal, j’ai généralement le besoin irrépressible de deux choses : m’accrocher à mes proches (genre littéralement, genre poignée de mains, présence ou mode glu pour les plus proches) et prendre le large. Métaphoriquement parlant.

Après ce weekend il me semble donc important de vous encourager à tromper l’obscurité en regardant Salut les geeks ou Reboot (de Davy) ou la chaîne youtube de Frenchball ou Cyprien, Norman, Antoine Daniel, le Joueur du Grenier… Bref des gens drôles qui font des trucs drôles mais pas que.

Mais il me semble aussi essentiel que ce post présent un Livre (avec un L majuscule, oui). Un Livre qui permette de s’évader, mais pas que, un Livre qui permette de sourire, mais pas que, un Livre qui fasse vibrer, mais pas que. Bref, une lecture entière, une bonne lecture. Qui fait du bien parce qu’on en a besoin, mais reste d’une qualité certaine.

Ces livres qui vous inquiètent et vous font verser une larme… Mais qui vous font DU BIEN.

Je fais toujours mes posts dans l’ordre chronologique de mes lectures. J’aurais pu tricher pour présenter le Livre (car toutes mes lectures, même appréciées, ne rentrent pas dans la case décrite ci-dessus) mais il se trouve qu’en fait, il est parfait.

Car il s’agit de la suite de la Passe-Miroir, les Disparus du Clairdelune, écrit par Christelle Dabos.

Ais-je besoin de développer ? Tout ce que j’ai dit plus haut me semble coller à ce récit. Plus mystérieux, sombre en prenant que le premier (était-ce possible ??), la Passe-Miroir sent bon une œuvre de Miyazaki, avec sa galerie de personnages digne de celle d’Harry Potter tout en sortant du lot.

Une œuvre entière, disais-je, qu’il est difficile de lâcher une fois commencée.

Il n’empêche que… faut la commencer !

« Endgame est une réalité. Endgame a commencé »

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Histoire :

Quand les météorites tombent sur Terre, certains savent ce que ça veut dire : Endgame, le Jeu qui décidera quelle portion de l’humanité survivra, a commencé. Ils sont douze, entre 13 et 18 ans, entraînés depuis l’enfance à être des assassins et des cryptologues. Leurs lignées remontent à la naissance de la civilisation, et chacun compte bien se battre pour être le ou la seul(e) à survivre.

 

Avis :

Par où commencer ? Après plusieurs pages (disons 50) j’ai commencé à me dire que j’accrochais pas des masses. L’écriture restait très en surface, je voyais pas trop où on allait, ça manquait encore d’explications sur le but d’Endgame et ses origines (oui, j’avoue, pour moi « ça a commencé je vais tuer tout le monde pour que seule ma lignée survive ! » c’est un peu léger comme explication). Mais bon, ça, je me disais que ça viendrait plus tard. Mais quand même… Tous ces points de vue un peu identiques, cette écriture pas exceptionnelle… Pour un grand succès, ça me laissait coite.

Puis j’ai eu la brillante idée de lire la notice sur l’auteur « James Frey a écrit plusieurs bestsellers (…) dont Numéro quatre, sous le pseudo de Pittacus Lore ». Ahaha…aha…ah… Merde. Numéro quatre, je le rappelle, fait partie de mon top 5 des bouses (si je vous le résume ça donne : gentil extra-terrestre se cache sur Terre pendant que méchants extra-terrestres cherchent à la tuer. Gentil E.T tombe amoureux et développe ses super-pouvoirs qui le rendent trop fort et trop puissant » → vous verrez qu’on retrouve ce schéma dans Endgame)

A partir de là, je vous avoue que la qualité d’Endgame venait de trouver son explication. Mais vous vous demandez donc « ce n’est pas Numéro quatre, c’est pas pareil, pourquoi t’as pas aimé ? Juste à cause de l’écriture ? »

Non.

Déjà, j’ai eu l’impression que le résumé me mentait. Un jeu d’énigme avec la survie d’une fraction de l’humanité en jeu ? Une course haletante autour de la planète ? (je déconne pas, c’est dans l’accroche française du bouquin) Des trahisons, des alliances… Bref un Hunger Games mondial sur fond de vieilles civilisations (et donc de décors mystique, de lieux magnifiques et exotiques) ?

Moi je m’attendais à une version hyper classe de la Carte au Trésor de France 2 (je SAIS que vous aussi vous aimiez voir ces gus en hélico parcourir la France avec leurs énigmes !). Eh ben Endgame… C’est pas ça.

Pour les énigmes, oubliez. Elles sont télépathiquement implantées dans le cerveau des joueurs (…) quand ceux-ci se présentent tous à la Pagode de l’Oie Sauvage, en Chine, pour être fourré dans des sacs congélo par un Alien qui les téléporte jusqu’à une pyramide blanche je-ne-sais-où pour leur parler des règles d’Endgame.

Oui oui un sac congélo. Ils se zippent dedans, s’endorment de froid et se réveille ailleurs.

Ils ont donc chacun un indices différents que vous n’aurez pas vraiment le plaisir de les voir résoudre. Généralement ça donnera « Ah ! J’ai trouvé ! Faut aller en Turquie ! » et pwet. On ne vous dira pas comment ils ont tiré ça de la série de chiffres et de lettres soit-disant incompréhensible. Parfois ce sera un peu plus folklorique du genre :

« -Allo papy ? Voilà mon indice c’est 1909145678.

  • Oh mais c’est la date de mort de ton père dans le désordre ! Reviens de suite aux State, rdv sur sa tombe que je te raconte un truc. »

Ou mon préféré :

« – Ahlala j’y comprends rien à mon indice. Bob, sers-moi une pinte s’il te plaît !

  • Bonjour, je suis Dave, un touriste américain. C’est un jeu ?
  • Je te passe 50 000 dollars si tu résous cette énigme. »

Dois-je vraiment préciser que c’est le touriste qui décode ? Que ces jeunes sont entraînés toute leur vie pour ce moment ? Hem.

Petite note sur l’écriture ensuite. Il y a une tendance à la répétition et au retour à la ligne qui frise le ridicule.

Qui frise le ridicule.

Voilà.

Y’a pas d’enjeu là.

Hein ?

Ça sert à rien.

Ça sert à rien.

Du coup c’est moche.

Et un peu chiant.

Je sais que vous me comprenez maintenant hehehe.

Hehehe.

Les personnages maintenant. Endgame se pratique à douze Joueurs (chut espèces de coquins). On les présente pas tous tout de suite. Le livre s’ouvre avec Marcus qu’on peut résumer par « ahaha je vais tous les buter j’ai été entraîné à tuer j’ai déjà beaucoup tuer je vais les tuer ». Le genre antipathique donc. On voit ensuite Jago (qui s’annonce aussi comme un gros tueur parce que, hé, le but d’Endgame c’est d’être le seul survivant donc prout), Chiyoko, muette, toutafé prête aussi à buter tout le monde (c’est Endgame, pas de quartier, que sera sera (oui on le dit assez souvent ça aussi)). Baitsakhan, 13 ans, tueur psychopathe (et en fait le seul personnage qui ne m’est pas entièrement antipathique. C’est le seul, en fait, pour lequel on sent le gros conditionnement de l’effet Endgame. Le seul pour lequel on sent que sa vie ne tourne vraiment qu’autour de « un jour tu devras buter tes adversaires »). Puis Sarah, qui devient un peu l’héroïne du tome.

Sarah n’a pas été élevée comme les autres pour Endgame. Son frère aurait dû être le Joueur, mais il a perdu son œil 3-4 ans plus tôt (pour des raisons TRES connes…) du coup elle a dû rattraper sa formation en express.

Ce qui est très agaçant, c’est qu’ils sont tous méga-forts. Vous attendez un livre sans super-pouvoirs ? Ils vont quand même courir sur les murs, réussir des tirs à l’arbalète improbables, enchainer les flip arrière dans les autocars (… cette scène mon Dieu), combattre avec leur chi, se projeter dans des salles pour entrer dans les rêves des gens (oui oui ouiiii)… Bref, non, ils sont pas normaux. C’est le retour de Numéro Quatre.

Et puis ils ont TOUS fait la même chose. Ils sont tous imbattables… Ils sont surtout tous imbuvables. En voulant les rendre incroyables, l’auteur les a juste rendu identiques. De fait plutôt fades… Et inconstant.

Parce qu’au final, eux qui disent tous au début avoir été assez conditionnés pour refuser les alliances… passent leur temps à en faire (ou a tomber amoureux n’importe comment, hein, au choix. L’amour éternel on y a droit à tord et à travers et c’est de plus en plus invraisemblable). Comme si l’auteur avait réalisé après coup qu’en fait c’était trop facile pour eux de tuer les autres, et qu’il fallait trouver une parade pour qu’ils ne se tuent pas vraiment ou pas tout de suite. Too bad, ça ne passe pas.

Mais vraiment, la palme du personnage horripilant va à Christopher Vanderkamp (c’est le type de persos où tu DOIS ajouter le nom derrière le prénom). Ses points de vue se résumé à rappeler qu’il aime Sarah. Et sérieux… c’est lourd, ultra-lourd, méga-lourd.

Je pense que la critique est assez longue déjà, pas la peine d’en rajouter (j’hésitais à donner des détails spoils pour ceux qui veulent, mais bon, franchement, on en a pas besoin). Vous aurez compris qu’il vaut mieux lire Hunger Games.

J’ai quand même une question, une vraie, pour ceux qui auraient lu ce livre. Y’a un truc que je n’ai vraiment pas compris, c’est cette histoire de lignée. J’avais cru comprendre que les habitants de la Terre descendaient de 12 lignées originelles, et qu’il y a un joueur pour chaque lignée. Outre le fait que ça soulève pleins de questions auxquelles on a pas de réponse (Comment savoir qui sauver à la fin vu que toutes les lignées se sont mélangées ? Ou encore : Si une lignée a pas son Joueur entre 13 et 18 ans quand Endgame démarre comment on fait ?) eh bien je me demande :

Quand on dit que Sarah est la Cahokienne de la 233eme lignée… ça veut dire qu’en fait y’en a au moins 233 ? Que Endgame en sélectionne que douze ? Que y’en a qui ont juste pas la chance de participer ?

Je suis très curieuse de la réponse, c’est pas ironique, j’aimerais bien comprendre.

Néanmoins, je me dois de déconseiller un livre où des aliens enferment des gens sous-vide pour les téléporter. Désolée.

Récapitulatif des lectures 2014

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Bon, 2015 est déjà entamé mais je compte quand même récapituler un peu mes lectures de 2014 avant de faire ma première critique de l’année :)

En 2014 j’ai lu 39 livres. Dans ces 39 livres j’ai relu les 5 premiers Harry Potter <3 on ne s’en lasse pas.

 

« Les auteurs de la Plume d’argent sont formidables »

Après « La Passe-Miroir » édité chez Gallimard, les auteurs de PA continuent de faire éclore leurs récits en livres reliés. J’ai pris tout autant de plaisir à lire le sombre et touchant « Quatorze minutes » que le très drôle « Quand la Mousse Pousse » de Svetlana Kirilina. De son côté, Sophie Renaudin s’est lancée avec son épique « Dragon blanc » que je recommande tout aussi chaudement.

Ces trois livres se trouvent sur Internet :

Le Dragon blanc

La mousse Pousse (et sûrement un lien pour Quatorze Minutes et le Désert)

 

« J’ai fini ces sagas. Snif. »

Avec Alegiant, Veronica Roth a bouclé sa trilogie de Divergent. Une trilogie qui m’aura vraiment beaucoup plut. Des personnages qui vous manque une fois le livre refermé, une société fractionnée très intéressante et une progression sur 3 tomes qui m’a charmé. Cette trilogie offre comme un zoom arrière… mais je n’en dirais pas plus. Le plus simple serait de découvrir Tris et Four par vous-même (gardez-vous éventuellement le film en bonus. Parce qu’il n’est quand même pas génial (c’est très dommage d’ailleurs, j’espère que le 2 remontera le niveau))

En France, nous avons aussi eu « La lumière » de Michael Grant. Le dernier tome de la saga Gone. Mais si, cette histoire où, sans raison apparente, les adultes disparaissent du jour au lendemain dans la petite ville de Perdido Beach. Coincés sous un champs de force qui les empêche de sortir ou de seulement voir l’extérieur, les enfants doivent apprendre à vivre (survivre) par leurs propres moyens. Ce qui est sûr, c’est que cette version ado du Dôme de Stephen King m’a plus qu’emballé ! L’histoire était étonnamment mature, les personnages supers, l’action omniprésente. Cette conclusion m’aura un peu laissé sur ma faim, j’ai regretté l’épilogue qui m’a semblé presque bâclé après une telle histoire. Mais ça n’enlève rien au potentiel des 6 tomes que je conseille et re-conseille <3

Bon, là c’est moi qui ait lu ça longtemps après la fin, mais j’ai aussi terminé La tour Sombre de Stephen King. Je ne vais pas m’étaler mais c’était vraiment une super histoire ! On peut pas s’empêche d’être embarqué sur les traces de Roland le Pistolero et wouah, ce qu’on peut dire c’est que même s’il superpose des couches et des couches d’évènements, Stephen King sait mener sa barque ! Impressionnant.

Le dernier tome de BRZK, de Michael Grant (encore !) est sorti aussi en France cette année. Là, à l’inverse de Gone, c’est une conclusion qui m’a paru très bien ! Cette trilogie était vraiment géniale. Un souffle de nouveauté, la touche sombre de cet auteur qui ne profite pas de la case « littérature jeunes adultes » pour se perdre en romance mièvre ou pour cacher la sauvagerie de ces textes. Un roman au cœur de la viande qui surprend très agréablement.

Et enfin, the last but not least : The blood of Olympus, de Rick Riordan, qui conclut les aventures de Percy Jackson. Il y a de quoi être partagé sur ce dernier opus, notamment sa fin, mais le chemin qui y mène reste tout aussi rythmé, énergique et drôle que les précédents. Les personnages restent la grande force de cette saga, et on appréciera d’entrer dans la tête de deux nouveaux <3

Bouh, mais c’était vraiment l’année des fins ! Heureusement :

« J’ai aussi attaqué des sagas très prometteuses »

Hantée, tout d’abord, la trilogie de Maureen Johnson qui allie quotidien et fantastique, meurtres et études, sourires et gros trou dans la poitrine. Un vrai bon gros coup de cœur <3

The Monstrumologist de Rick Yancey (l’auteur de la très chouette « 5éme vague« ) m’a aussi grandement accroché. Je guette une édition française (dont j’avais entendue parler dans l’année) mais je risque tout de même de craquer et de poursuivre en anglais. C’était tout de même un peu la limite de mon niveau, mais je suis restée scotchée, j’en suis venue à bout et je le regrette pas du tout <3

Les remplaçants, de Gaia Guasti, est un roman fantastique français, mais qui n’est pas à ignorer. Le premier tome était franchement sympa et la relation entre les héros assez touchante pour que je me soit déjà procuré le tome 2.

« Mais non, je lis pas QUE du fantastique ou du roman « jeunes adultes » ! »

J’ai adoré Rich boy de Sharon Pomeratz, sur l’évolution sociale d’un gamin parti de rien. Il traverse les études, les amours, les boulots et les aléas de sa famille sans jamais nous ennuyer. Un excellent roman.

Du domaine des murmures de Carole Martinez est l’histoire d’une jeune fille qui préfère s’emmurer vivante pour se marier avec Dieu plutôt que d’accepter l’homme que son père a choisi pour elle. Le tout est porté par une plume légère et lyrique, rendant la lecture de cette douloureuse fable un peu plus douce <3

« J’ai découvert John Green »

Et j’ai beaucoup aimé John Green. Qu’il s’agisse de Qui es-tu Alaska ? ou de Nos étoiles contraires, ça vaut quand même le coup d’y plonger un œil, puis les deux. Je pense me fournir le reste de ses récits :)

« Beaucoup de super lectures, donc, mais pas que…….. »

Dois-je m’attarder sur The scorch Trial, le tome 2 du labyrinthe de James Dashner ? Là où le premier tome possédaient de bonnes idées et disposait d’un environnement mystérieux, le tome 2 n’est qu’une succession d’idées sans suite logique. On te lance des pistes qu’on exploite pas, on te fait croire à une maladie qu’on ne voit pas. Hmm… le tome 2 m’attend depuis un certain temps sur ma bibliothèque, étrangement, je passe mon temps à repousser l’instant…

Je ne lirai pas la suite de Pulse, de Patrick Carman. Les actions illogiques des personnages, les trips de boîtes à savon dans les couloirs du lycée, le barbecue au sommet d’un toit et le baiser magique de la fin ont eu raison de moi. Quitte à choisir, je crois que je préfèrerais lire la suite de Frissons (…) qui avait le mérite de se lire vite.

Et puis j’ai lu les Ailes d’émeraudes, d’Alexianne de Lys. Qu’il ne faut pas acheter sauf si vous avez de l’argent à perdre (et encore). Valà.

 

Une année très éclectique en fait ! Je n’ai pas résumé ici tout ce que j’ai lu, la liste complète se trouve dans la rubrique « lectures 2014 » :) Mais ceux-là m’ont marqué, et je tenais donc à les citer une nouvelle fois.

Et vous, un ou plusieurs livres marquant cette année ?

 

« On a tous des secrets »

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Bon ça date mais… vous vous souvenez du concours Gallimard ? Celui qui a vu couronné le roman « la Passe-Miroir » de Christelle Dabos (<3) après une première sélection de trois finalistes ?

Et bien, comme on peut s’en douter avec un concours de cette ampleur et le travail qui a été fourni sur chaque manuscrit, les autres finalistes auront aussi droit à leur publication. En fait, pour le deuxième, c’est chose faite ! Je suis ainsi tombée sur « Dis moi qu’il y a un ouragan » à la librairie.

Je rappelle que les trois romans étaient disponibles en lecture libre sur Internet. C’était aux lecteurs de voter pour le grand gagnant. Je n’ai personnellement pas eu le temps de lire celui-ci (j’avais choisi de lire « TK ») mais j’en avais eu pleins de bons retours. Ces retours disaient vrai :

 

Histoire :

Après un soucis dans son précédent lycée, Léa devient la nouvelle de l’école Camille Claudel. Suite à un projet de leur prof, les élèves doivent se mettre en groupe pour faire un film qui sera présenté en fin d’année dans le cadre d’un concours. Léa se retrouve coincée contre son gré avec les exclus locaux.

 

Avis :

On est d’accord : une histoire gentillette de lycéens c’est pas ce que je lis vraiment d’ordinaire. Je n’ai absolument rien contre des petites romances et du copinage mais faut avouer que ça m’attire moins qu’un bon sujet fantastique de base (wouah, formulé ainsi ça donne vachement de crédit à mes choix littéraires !)

Mais les bons avis mènent souvent à de belles découvertes : et dis moi qu’il y a un ouragan en est une.

Déjà parce que chaque personnage amène un sujet assez creusé sur le tapis : qu’il s’agisse de Léa ou de ses nouveaux camarades, l’auteur a su piocher des background plausibles et les exploiter au mieux. Sous un ton mordant qui tire plus d’un sourire, on sera donc obligé de retrouver un petit peu de nous, de nos années lycées, dans cette tranche de vie de Léa.

Et puis il faut avouer que cette héroïne est terriblement attachante, autant dans ses coups de gueules que ses coups de cœur. Elle est pleine de bonne volonté, rafraichissante, énergique… Elle porte son récit avec dynamisme et les pages s’envolent comme un rien ! Les autres personnages ne sont bien sûr pas en reste et les interactions sont souvent savoureuses, chose rare il y a même une place pour les personnages tertiaires (ceux qui sont trop souvent à peine évoqués ont ici un certain relief très appréciable).

On peut (encore une fois) remercier Gallimard pour son concours <3 J’espère que Fabrice Emont nous offrira une nouvelle histoire à l’avenir !