Archives de Tag: Jenny Valentine

Méli et Mélo sont sur un bateau

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Y’a plusieurs romans pour lesquels je n’ai pas fait de fiche individuelle. Parce qu’ils étaient sympas mais sans plus, parce que ça date, parce que ça n’aurait pas été long ou parce que c’était trop mauvais : voici l’occasion d’en toucher un mot tout de même.

(Pendant ce temps-là, niveau lecture, je stagne un peu sur « tant que nous sommes vivants« , c’est pas nullissime mais ça me passionne pas (j’accuserais bien Pokémon Lune, mais faut se rendre à l’évidence, je bloquais déjà avant sa sortie))


҉   Broken Soup de Jenny Valentine

Rowan, 14 ans, élève seule sa sœur depuis la séparation de ses parents. Un jour, un inconnu lui tend le négatif d’une photographie qu’elle aurait tout juste laissé tomber. Bien que ce négatif ne soit pas à elle, il va éclaircir sa vie d’un jour nouveau.

J’ai volontairement retiré le morceau du résumé qui spoilait un détail que j’ai aimé découvrir (donc je vous conseille de ne pas le chercher). Une lecture assez mignonne et porteuse d’espoir. J’ai souvenir d’avoir trouvé le twist de la fin un peu too much, mais en ce qui concerne Rowan, c’était une héroïne touchante. Le développement est sympa et les passages sur… sur la raison qui a mené les parents de Rowan à ce séparer étaient très forts.

 

҉    L’Océan au bout du chemin de Neil Gaiman

Un homme, suite à un enterrement, retourne sur les lieux de son enfance. Là, assis sur le banc, il se rappelle Lettie, la jeune voisine.

Une lecture-conte. Peut-être pas mon Gaiman préféré, mais l’univers était prenant, et cette famille uniquement composée de femmes détonne. On retrouve sa capacité à nous plonger dans un univers improbable sans que l’on sourcille. C’est un conte, on prend tout avec le sourire et l’inquiétude du jeune héros.

 

҉   U4. Yannis de Florence Hinckel

Après les ravages du Virus U4, Yannis quitte Marseille pour se rendre à Paris. Il compte bien assister au rendez-vous de Kronos, maître d’un jeu en ligne, qui promet à ses joueurs Experts de pouvoir « remonter dans le temps ».

Je n’ai volontairement pas détaillé ce livre parce que je l’avais déjà fait pour Jules et Stéphane. Je crois que mon préféré restera Jules (je n’ose pas me lancer dans Koridwen à cause de ma mauvaise impression sur Nox, d’Yves Grevet…). Mais Yannis était vraiment chouette pour la notion de traumatisme visible qu’il apporte à l’histoire. J’étais triste qu’elle disparaisse un peu au milieu (en recoupant tous ces récits il y a malheureusement un effet d’accélération au bout d’un moment. On saute d’une scène à l’autre pour se recouper avec un autre roman)

Ce sont quand même de très chouettes persos et un beau projet ! (je vais me lire Contagion maintenant, le recueil de nouvelles)

 

҉   L’exil (les ailes d’émeraude #2) de Alexiane de Lys

Non je ne l’ai pas acheté, une amie a eu la bonté de me le trouver (elle-même l’a regretté ahaha)

Au village des Myrmes, personne n’aime Cassiopée. Elle pourrait cependant vivre avec Gabriel, son grand amour, mais celui-ci a été envoyé en mission loin d’elle. Elle finit par partir.

… Non mais j’avais promis que je ne referai pas de critique complète. Que vous dire ? C’est le même éditeur qui n’en a rien à cirer, donc ça n’a pas été relu, donc c’est une broderie de scènes illogiques et de réflexions incohérentes (je pense qu’il est même pire que le 1 à ce stade. Ça va du lino au plafond d’une grotte aux longues conversations qui se contredisent.) Le tout sur un petit fond sexiste pas piqué des hannetons.

Sur ce point, franchement, je ne crois pas que l’auteur s’en soit elle-même rendue compte. Cette histoire à tout d’une très jeune histoire, on sent que son auteur s’est fait très plaisir (l’héroïne est belle et forte et un homme très beau, on s’envoie des piques à tout va parce qu’on est trop une bande de potes et les personnages secondaires s’effacent dans le fond. Ah, et ça cause aux animaux aussi), tous les ingrédients d’une histoire jeune sous une plume jeune, quoi. Je ne vais certainement pas reprocher à quelqu’un qui aime écrire d’écrire ce qu’il ou elle veut.

Mais on parle d’une édition papier ici, et Nouvelles Plumes devraient peut-être reconsidérer leur travail, on dirait…

Je sais que ça trouve son public, mais c’est le genre de lecture qui me met en colère (ou alors c’est Cassiopée… ses réflexions de la fin m’ont particulièrement donné envie de l’étrangler je dois avouer). Si j’en crois les remerciements, des gens ont relus. Je pense que ça vaudrait le coup de chercher des personnes en plus, des gens qui ne sont pas trop proches de l’auteur (parce qu’à moins d’avoir la BL idéale qui ose te dire quand ça va pas du tout, c’est difficile de corriger ses amis)

(Juste au cas où, après petite recherche je ne crois pas qu’une personne puisse survivre 12 ans dans le coma. Et si elle est vivante, il y a une activité cérébrale active, pas un sursaut pour glisser des coordonnées. Voilà, je m’arrête là.)

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« Je ne pensais pas qu’en étant lui je devrais vivre constamment sur les charbons ardents »

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Vous allez constater que je suis abonnée aux Éditions École des loisirs… Littéralement abonnée, puisque j’ai commandé plusieurs « Medium max », les livres adressés aux plus grands lecteurs de l’École des loisirs. Après Calpurnia, voici…

 

 

Histoire :

Chap n’est personne. Alors, quand les gens du foyer pour jeunes où il a échoué lui plante la photo d’un ado qui lui ressemble énormément, et qui a disparu depuis 2 ans, il finit par dire que c’est lui. Sauf que Chap n’est pas ce Cassiel. Il ne connait rien de cette sœur qui a souffert, de cette mère shootée aux anti-dépresseurs ou de ce frère aimant.

Et surtout, il ne connait rien de Cassiel. Comment, alors, aurait-il pu savoir qu’il écoperait d’un secret trop lourd pour lui ?

 

Avis :

Le recul me fait penser que j’aurais aimé plus d’introspection, plus de tâtonnement de Chap dans cette vie qu’il vole. Mais ça aurait suggéré une autre personnalité pour Cassiel… Néanmoins, je regrette un peu que tout aille si vite. On quitte rapidement la phase d’apprentissage de Chap (se repérer dans la maison, la chambre, la ville, les relations avec la famille…) pour entrer dans la phase « perçons le mystère de Cassiel ». J’ai trouvé ça un peu dommage après-coup, parce que c’est tout de même l’histoire d’un ado qui, profitant d’une coïncidence inouïe, prend la place d’un autre. S’incruste dans une famille.

Alors certes, Chap y songe beaucoup. Mais plus de manière répétitive (juste, mais toujours de la même façon) qu’en suivant une succession d’évènements compliqués pour un voleur d’identité. Malgré la peur au ventre constante de Chap, ça sonne trop facile.

Mais là encore, ça tient au choix de l’histoire et de la personnalité de Cassiel. L’auteur ne laisse pas à Chap la possibilité de fouiller un ordinateur, par exemple, ou un bureau en classe.

Ce choix laisse donc la place à autre chose, à une rapidité, une nervosité, qui s’emballe de plus en plus jusqu’au dénouement. Je mentirais si je disais que je ne me suis pas laissée porter. L’histoire se lit très vite, les chapitres sont bien rythmés, les personnages attachants… J’ai particulièrement aimé les souvenirs de Chap (qui, en coupant le Présent, permettent de comprendre comment il a atterrit au foyer) et je dois reconnaître que je ne m’attendais pas aux révélations.

L’histoire est bien plus sombre qu’il n’y parait, et la conclusion ne peut que nous pousser à imaginer l’Après. Sur fond de vent marin, coincé dans une petite ville où tout le monde se connait, il est difficile pour Chap de trouver sa place. Doit-il devenir Cassiel où transformer le souvenir que les gens ont de lui ? Okay, j’ai parfois eu envie de le secouer et de lui demander pourquoi il n’inventait pas quelque chose, n’importe quoi ? Mais là encore, j’avais dû me faire une fausse image du personnage. Chap est un gamin perdu, pas un menteur professionnel en réalité.

Du coup, je maintiens que mon sentiment mitigé est venu après. Sur l’instant, c’était vraiment une lecture prenante et agréable.