Archives de Tag: John green

« Tous ces gens de papier vivant dans leur maison de papier, brûlant l’avenir pour avoir chaud. »

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C’est la phase descente des vacances, mais c’est pas pour autant que je lâche les livres, bien au contraire ! Je n’ai malheureusement pas réussi à terminer « De si jolis chevaux » de Cormac McCarthy (mais je le garde sous le coude pour un autre moment), mais d’autres lectures m’attendent <3

Maudit tome 2, tout d’abord, pour la YA

Deux autres romans réalistes, ensuite, histoire de varier.

Mais aujourd’hui, place à John Green :

Histoire :

Margo est la voisine de Quentin depuis des années. Gamins, ils jouaient ensemble, mais leurs routes se sont séparées au lycée. Quentin l’observe tout de même de loin, fascinée par cette personne belle et fantasque. Margo est connue pour ses échappées sensationnelles, des histoires folles courent sur elle.

Un soir, c’est à la fenêtre de Quentin qu’elle débarque pour l’entraîner dans son sillage. Fou amoureux, il la suit, songeant que leur relation en sortira grandie.

 

Avis :

Je crois que si cet homme donnait des conférences sur l’adolescence, j’irai immédiatement l’écouter ! (à tous les coups il en donne en plus… je ne vis pas dans le bon pays).

Dans ce roman, John Green traite du regard que l’on porte sur l’autre et sur soi-même. Il parle aussi des relations : amoureuses, familiales ou amicales. Le tout sur un fond mélancolique de fin de lycée, puisque tout ceci se déroule durant le dernier mois d’école de Quentin. Si ses amis sont à fond sur le bal, Quentin reste fasciné par Margo. Mine de rien, ça apporte un regard neuf à cette période. John Green contourne les scènes vues et revues dans les livres et les séries pour prendre un chemin parallèle, tout aussi fort.

Naturellement, quand je dis qu’il traite de ces sujets, c’est au sein même de l’histoire. Pour une raison que je ne dévoilerai pas (nan mais) Quentin se retrouve à faire une sérieuse introspection sur la vie et les autres, mais ça passe comme une lettre à la Poste ! L’ensemble est toujours raconté avec humour et poésie. Les différents personnages sont dynamiques, l’ensemble prend des allures de road-trip doux-amer.

Dans la face cachée de Margo, on parle du désir de rester et de partir. Les personnages ne sont pas parfaits, c’est d’ailleurs leurs défauts qui portent le récit.

Conclusion : encore un beau récit d’adolescence (mais pas que !) de Mr. Green. Je vais définitivement me boulotter toute sa bibliographie je crois !

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Récapitulatif des lectures 2014

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Bon, 2015 est déjà entamé mais je compte quand même récapituler un peu mes lectures de 2014 avant de faire ma première critique de l’année :)

En 2014 j’ai lu 39 livres. Dans ces 39 livres j’ai relu les 5 premiers Harry Potter <3 on ne s’en lasse pas.

 

« Les auteurs de la Plume d’argent sont formidables »

Après « La Passe-Miroir » édité chez Gallimard, les auteurs de PA continuent de faire éclore leurs récits en livres reliés. J’ai pris tout autant de plaisir à lire le sombre et touchant « Quatorze minutes » que le très drôle « Quand la Mousse Pousse » de Svetlana Kirilina. De son côté, Sophie Renaudin s’est lancée avec son épique « Dragon blanc » que je recommande tout aussi chaudement.

Ces trois livres se trouvent sur Internet :

Le Dragon blanc

La mousse Pousse (et sûrement un lien pour Quatorze Minutes et le Désert)

 

« J’ai fini ces sagas. Snif. »

Avec Alegiant, Veronica Roth a bouclé sa trilogie de Divergent. Une trilogie qui m’aura vraiment beaucoup plut. Des personnages qui vous manque une fois le livre refermé, une société fractionnée très intéressante et une progression sur 3 tomes qui m’a charmé. Cette trilogie offre comme un zoom arrière… mais je n’en dirais pas plus. Le plus simple serait de découvrir Tris et Four par vous-même (gardez-vous éventuellement le film en bonus. Parce qu’il n’est quand même pas génial (c’est très dommage d’ailleurs, j’espère que le 2 remontera le niveau))

En France, nous avons aussi eu « La lumière » de Michael Grant. Le dernier tome de la saga Gone. Mais si, cette histoire où, sans raison apparente, les adultes disparaissent du jour au lendemain dans la petite ville de Perdido Beach. Coincés sous un champs de force qui les empêche de sortir ou de seulement voir l’extérieur, les enfants doivent apprendre à vivre (survivre) par leurs propres moyens. Ce qui est sûr, c’est que cette version ado du Dôme de Stephen King m’a plus qu’emballé ! L’histoire était étonnamment mature, les personnages supers, l’action omniprésente. Cette conclusion m’aura un peu laissé sur ma faim, j’ai regretté l’épilogue qui m’a semblé presque bâclé après une telle histoire. Mais ça n’enlève rien au potentiel des 6 tomes que je conseille et re-conseille <3

Bon, là c’est moi qui ait lu ça longtemps après la fin, mais j’ai aussi terminé La tour Sombre de Stephen King. Je ne vais pas m’étaler mais c’était vraiment une super histoire ! On peut pas s’empêche d’être embarqué sur les traces de Roland le Pistolero et wouah, ce qu’on peut dire c’est que même s’il superpose des couches et des couches d’évènements, Stephen King sait mener sa barque ! Impressionnant.

Le dernier tome de BRZK, de Michael Grant (encore !) est sorti aussi en France cette année. Là, à l’inverse de Gone, c’est une conclusion qui m’a paru très bien ! Cette trilogie était vraiment géniale. Un souffle de nouveauté, la touche sombre de cet auteur qui ne profite pas de la case « littérature jeunes adultes » pour se perdre en romance mièvre ou pour cacher la sauvagerie de ces textes. Un roman au cœur de la viande qui surprend très agréablement.

Et enfin, the last but not least : The blood of Olympus, de Rick Riordan, qui conclut les aventures de Percy Jackson. Il y a de quoi être partagé sur ce dernier opus, notamment sa fin, mais le chemin qui y mène reste tout aussi rythmé, énergique et drôle que les précédents. Les personnages restent la grande force de cette saga, et on appréciera d’entrer dans la tête de deux nouveaux <3

Bouh, mais c’était vraiment l’année des fins ! Heureusement :

« J’ai aussi attaqué des sagas très prometteuses »

Hantée, tout d’abord, la trilogie de Maureen Johnson qui allie quotidien et fantastique, meurtres et études, sourires et gros trou dans la poitrine. Un vrai bon gros coup de cœur <3

The Monstrumologist de Rick Yancey (l’auteur de la très chouette « 5éme vague« ) m’a aussi grandement accroché. Je guette une édition française (dont j’avais entendue parler dans l’année) mais je risque tout de même de craquer et de poursuivre en anglais. C’était tout de même un peu la limite de mon niveau, mais je suis restée scotchée, j’en suis venue à bout et je le regrette pas du tout <3

Les remplaçants, de Gaia Guasti, est un roman fantastique français, mais qui n’est pas à ignorer. Le premier tome était franchement sympa et la relation entre les héros assez touchante pour que je me soit déjà procuré le tome 2.

« Mais non, je lis pas QUE du fantastique ou du roman « jeunes adultes » ! »

J’ai adoré Rich boy de Sharon Pomeratz, sur l’évolution sociale d’un gamin parti de rien. Il traverse les études, les amours, les boulots et les aléas de sa famille sans jamais nous ennuyer. Un excellent roman.

Du domaine des murmures de Carole Martinez est l’histoire d’une jeune fille qui préfère s’emmurer vivante pour se marier avec Dieu plutôt que d’accepter l’homme que son père a choisi pour elle. Le tout est porté par une plume légère et lyrique, rendant la lecture de cette douloureuse fable un peu plus douce <3

« J’ai découvert John Green »

Et j’ai beaucoup aimé John Green. Qu’il s’agisse de Qui es-tu Alaska ? ou de Nos étoiles contraires, ça vaut quand même le coup d’y plonger un œil, puis les deux. Je pense me fournir le reste de ses récits :)

« Beaucoup de super lectures, donc, mais pas que…….. »

Dois-je m’attarder sur The scorch Trial, le tome 2 du labyrinthe de James Dashner ? Là où le premier tome possédaient de bonnes idées et disposait d’un environnement mystérieux, le tome 2 n’est qu’une succession d’idées sans suite logique. On te lance des pistes qu’on exploite pas, on te fait croire à une maladie qu’on ne voit pas. Hmm… le tome 2 m’attend depuis un certain temps sur ma bibliothèque, étrangement, je passe mon temps à repousser l’instant…

Je ne lirai pas la suite de Pulse, de Patrick Carman. Les actions illogiques des personnages, les trips de boîtes à savon dans les couloirs du lycée, le barbecue au sommet d’un toit et le baiser magique de la fin ont eu raison de moi. Quitte à choisir, je crois que je préfèrerais lire la suite de Frissons (…) qui avait le mérite de se lire vite.

Et puis j’ai lu les Ailes d’émeraudes, d’Alexianne de Lys. Qu’il ne faut pas acheter sauf si vous avez de l’argent à perdre (et encore). Valà.

 

Une année très éclectique en fait ! Je n’ai pas résumé ici tout ce que j’ai lu, la liste complète se trouve dans la rubrique « lectures 2014 » :) Mais ceux-là m’ont marqué, et je tenais donc à les citer une nouvelle fois.

Et vous, un ou plusieurs livres marquant cette année ?

 

Alors je suis retourné dans ma chambre en me disant que si les gens étaient de la pluie, j’étais de la bruine et elle, un ouragan.

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Histoire :

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

 

Avis :

Avec ce livre, John Green confirme sa capacité à se mettre dans la peau des adolescents. Alors OK, ce livre ne m’a pas émotionnellement tué comme » Nos étoiles contraires« . On quitte le domaine de la maladie pour s’orienter vers la recherche de soi. Désireux de vivre, Miles n’hésite pas à suivre son camarade de chambre, le Colonel, dans n’importe quelle blague ou bêtise. Il est aussi avide de plaire à la belle Alaska.

Qu’on rit ou qu’on s’offusque de leur comportement, le fait est que John Green nous entraîne sur les pas de la petite bande d’amis. Le rythme est soutenu, les dialogues s’enchaînent ; il n’y a pas de temps mort dans ce roman adolescent martelé par la chaleur de l’Alabama.

J’ai personnellement beaucoup aimé, pour ce naturel des personnages. Finalement, y’a pas mal de bouquins adolescent qui nous font un peu sourciller parce que les héros semblent trop adultes, trop… trop peu ados en fait. C’est pas facile d’avoir le juste milieu. Pas facile de concilier l’ado qu’on est (ou qu’on a été) et celui qui plaira dans un roman, d’avoir un personnage crédible même s’il se retrouve à vivre des trucs pas croyables. Mais John Green maitrise. Ça m’avait marqué dans Nos étoiles contraires et ça se confirme avec Qui es-tu Alaska ?

Ici pas de quêtes surréaliste, pas de chasse aux fantômes, pas de dangers fantastiques… Mais les cours, les premiers amours, la vie en communauté… la vie tout court.

« Certains infinis sont plus vastes que d’autres. « 

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Histoire :

Hazel Grace Lancaster se traine un cancer depuis ses 13 ans, ne pas pouvoir respirer à sa guise fait partie de sa vie. Si ça ne tenait qu’à elle elle resterait à la maison, devant la télé, avec sa maman toujours optimiste et son papa émotif. Mais, poussée par cette même mère, elle est forcée de s’inscrire à un groupe de soutien.
Un jour, elle y rencontre Augustus Waters.

Avis :


Bon ben… j’ai pleuré comme une pauvre madeleine sur toute la fin du livre, bien sûr « xD
Tous les avis que j’entendais commençaient par « j’ai pleuré » et bah j’ai pas fais exception. Si vous lisez le verso on dit que c’est un livre qui donne envie de vivre… Là ça va dépendre des gens je crois.


Ce livre est triste. Avec le cancer comme thème on guette forcément la fin au tournant, mais est-ce qu’il n’est que triste ? Je n’ai pas trouvé. Pour moi il était avant tout adorable. Hazel et Augustus font une paire attachante sur tout le récit, leur façon de vivre ce qu’ils vivent ou ont vécue permet de ne pas sombrer dans le pathos. Hazel est une narratrice qui ne se fait pas d’illusions mais ne se laisse pas juste mourir non plus, elle a un ton mordant qui oscille parfois vers l’appel au secours, mais ne laisse pas le désespoir l’avaler.

Ce n’est pas un livre médical. A la fin l’auteur admet avoir ignoré quelques trucs pour son récit je crois. Je l’ai plus ressentie comme un livre sur l’inévitable (hmm c’est très clair ça… xD). Il a choisi le cancer mais ça aurait pu être une autre maladie, l’idée était que certaines personnes sont condamnée et, à partir de là, comment le vivre ? Comment vivre ? Comment cela touche notre entourage ?


L’histoire d’amour est la principale, bien sûr (et elle est belle ç_ç), mais elle porte aussi les histoires d’amitiés, familiales et véhicule pas mal d’avis sur la maladie.

Je me demande sincèrement si, en relecture, ce livre me donnerait le même coup de poing. Là je l’ai dévoré en deux jours, il m’a lessivé, mais je crois que je veux rester sur cette claque pendant encore longtemps.

Quant à l’adaptation en film, je suis très curieuse de la voir à présent ! (Même si je vais pleurer tout ce que je peux…)