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Elle était toujours très directe, et parfois les gens prenaient cela pour de la froideur. (…) C’était juste qu’elle avait l’honnêteté de ceux qui n’ont rien à prouver.

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Histoire :

On les appelle les «Brillants». Depuis les années 1980, 1 % de la population naît avec ces capacités aussi exceptionnelles qu’inexplicables.
Nick Cooper est l’un d’eux : agent fédéral, il a un don hors du commun pour traquer les terroristes. Sa nouvelle cible est l’homme le plus dangereux d’Amérique, un Brillant qui fait couler le sang et tente de provoquer une guerre civile entre surdoués et normaux.

 

Avis :

Du fantastique dans un thriller ? Voilà de quoi me réconcilier avec le genre (concilier tout court, même, je n’ai rien à lui reprocher), pensais-je en achetant mon exemplaire. Je ne résiste pas au jeu de mot facile : les Brillants est un roman brillant (4 ans de Littérature pour ça, oui).

J’ai accroché en quelques phrases. Le style est bon et l’histoire plus que prenante ! L’auteur a su parfaitement équilibrer le surnaturel et le réaliste, s’appuyant sur ses Brillants pour traiter de la différence, du rejet, de l’acceptation… Il met même en avant les problème dont son monde aurait eu à se soucier sans les Brillants (ce qui donne notre monde actuel, est-ce assez clair ?) et parsème certains entre-chapitres de faux extraits de romans, études ou émission télé.

De part son réalisme, ses petits détails et son époque collant à la nôtre, les Brillants accroche par son possible.

Aure point qui m’a charmé très vite : les dons. Pas de super vitesse ici, ni de contrôle du feu ou des éléments. Les dons ne sont que schémas et analyses. Cooper, pour ne citer que lui (et parce que son don est expliqué en chapitre 1) peut lire les plus infimes stimuli qui agitent un visage. Il est ainsi capable d’anticiper un coup ou de détecter un mensonge. Je n’en dit que ça, mais ça vous donne une idée de la notion de dons dans ce roman. Ça change, c’est très agréable.

A côté de ça je me suis fait surprendre et entraîner jusqu’au bout, dans les pas de Cooper qui est un narrateur vraiment chouette. Ça a beau être un homme très doué et un père de famille, j’ai quand même réussi à m’identifier à lui, d’une certaine façon. On finit le tome 1 avec une fine équipe qu’on espère très fort suivre encore dans la suite… parce que oui, il y aura une suite, et ça me rend déjà impatiente !

 

 

 

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« Cher Salopard, »

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En écrivant cet article, je pense très fort à une amie qui m’a fait remarqué que j’avais rarement écrit aussi régulièrement sur mon blog (et là j’entends la voix de mon prof d’informatique (qui ressemblait trop à Jacob, dans Lost) qui nous avait dit « si vous avez un blog il faut écrire au moins un article par jour ! » hmm j’ai encore du chemin à faire)

Aujourd’hui je vous présente… un polar. C’est assez rare pour être souligné :

 

Histoire :

Stéphane Fontaine, jeune commissaire découvre sur son bureau de virulents messages anonymes dénonçant un violeur dans l’enceinte même du 36 Quai des Orfèvres. Ses recherches se compliquent quand la grande patronne de la PJ lui impose la présence de sa nièce, graphologue à la police scientifique : les maladresses de cette experte en écritures ne feront que mettre des bâtons dans les roues du policier Surtout lorsqu’un meurtre est commis selon le même mode opératoire décrit dans la troisième lettre du Corbeau…

 

Avis :

Je vais commencer par les points sympas, parce que ce sera plus facile d’expliquer ce qui, selon moi, posait soucis à ma lecture. Déjà, on sent que l’auteur a fait des recherches (ou connait quelqu’un qui bosse à la police) parce que c’est truffé de mots spécifiques aux policiers. Ouh que cette phrase est moche… Je veux pas dire qu’on ne fait que causer contraventions, mais que les termes qu’utilisent les personnages entre eux sont ceux que le grand public ne connait pas. Abréviations, surnoms, vocabulaire réservé à ceux qui travaillent dans cet univers… Ça rend le texte plus authentique, c’est vraiment sympa. L’auteur use comme il faut des notes de bas de page pour immerger le lecteur, c’est très appréciable.

Il faut aussi reconnaître qu’il y a beaucoup de personnages. Le but était certainement de montrer qu’ils travaillent depuis longtemps ensemble et que, du coup, ils se connaissent bien. Là encore, l’auteur a voulu poser le lecteur au milieu d’une pièce pleine de flics se connaissant depuis un bail et ça aurait pu être bien mais, là, par contre, on tombe dans la maladresse.

On se retrouve très vite submergée d’informations plutôt mal introduites. Quand le héros vient de recevoir une lettre l’accusant de viol (c’était quand même trouvé sous son clavier (…son CLAVIER quoi. Elle était forte pour écrire ça rapidos (surtout que c’est hyper lyrique ces lettres, mais bref, passons)), quand il devrait donc avoir ça en tête en plus du meurtre sur lequel il va enquêter ben… on se fiche un peu d’apprendre que son collègue a posé pour le calendrier de la police.

A trop vouloir en dire sur tous les personnages, ça donne ce genre de situations très bizarres où, au final, on dirait que la police se fiche de l’enquête. Maladresse, donc, sur la dosage et la diffusion des informations. Maladresse aussi sur les dialogues qui sonnent parfois vraiment pas naturelle (surtout quand il s’agissait de rapporter une conversation. C’était marrant d’ailleurs, comme on pouvait passer d’un dialogue très normal à quelque chose qui, on le sentait, avait eu du mal à s’écrire). Il manquait un lissage global à ce niveau-là.

Après, et là c’est toujours très subjectif, je n’ai pas eu d’atomes crochus avec les personnages. Peut-être que c’était dû à ces décalages de ton, mais je n’ai pas su établir de liens solides entre Stéphane et ses collègues. De qui était-il le plus proche au final ? A force d’en apprendre sur Truc et Machin, on perd de vu ce que pense le narrateur principal (et pourquoi il a mal à sa jambe durant tout le roman si au final on apprend rien là-dessus ? Pareil pour ce rhume qui le met à l’article de la mort pour au final… n’être qu’un rhume).

A mon sens, c’était maladroit. Y’avait des choses sympas (je trouve la conclusion de l’enquête très alambiquée mais elle se tient, je l’ai pas vu venir), on ne peut pas dire que c’est mal écrit… Maiiis c’est maladroit. Un exemple ? Le héros qu’on dit beau avant de dire qu’il avait « un nez épais et une silhouette spaghettis ». Alors là, moi, je visualise un gros tarin sur un long truc maigre qui se dandinerait ainsi :

Alors que ce n’était pas le but, je pense, puisqu’il drague à tout va :)

Je glisserais aussi que trop de noms français tue. Sophie, Stéphane, Marie, Benjamin… Le tout avec des noms comme Dubois, Morin et Legrand. Personnellement c’est des noms que je mettrais à un même niveau (ils sont courants, assez simples/classiques) mais du coup, comme les personnages sont très nombreux tout de suite, on finit par se mélanger. Si tu glisses un Lancelot au milieu, il va tellement détonner qu’on le retiendra. Quitte à multiplier les noms classiques, autant en jouer pour en faire ressortir d’autres.

Ah et quand une auteure mystérieuse signe avec des initiales pourquoi ne recherchez pas immédiatement des correspondances d’initiales ??

Hem, je m’arrête là !

« Mais il n’y a rien de plus sérieux que le jeu. « 

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Je ne sais pas si vous regardez la liste 2015 de mes lectures, mais pour l’instant je n’ai presque lu que des coups de cœur <3 (je sais que je refais un tri en fin d’année, mais quand même !)

J’ai donc terminé le tome 2 de Réseau(x), et avec lui cette histoire de onirico-terroriste (l’auteur a écrit un autre roman (nouvelle peut-être plus) qui se déroule avant, mais l’histoire principale tient en deux tomes)

Et beh : wouah. C’est un roman morcelé entre plusieurs protagonistes, au rythme réglé comme du papier à musique, qui mélange tellement de genre et de personnages atypique que je ne sais pas trop par quel bout le prendre pour vous expliquer à quel point… beh c’était prenant.

Dans ce tome 2, mention spécial à l’avant-dernière partie (précis, hein ?). L’utilisation des réseaux sociaux y trouvait à mon sens toute sa force (autant dans la façon dont c’était écrit que dans la situation décrite)

Bref, Réseau(x), à découvrir ! Hop hop hop

« Un mensonge n’a de sens que si la vérité est perçue comme dangereuse. »

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Histoire :

Fraîchement arrivée à Londres avec son fiancé, Robin enchaîne les petites mission d’intérim. Sa dernière en date la mène jusqu’au cabinet du détective Cormoran Strike. Bourru, poilu, imposant… Strike ne traverse pas la meilleure période de sa vie. Le manque d’enquêtes commence à peser sur ses finances… Jusqu’à ce que débarque John Briscow, frère de feue Lula Landry, une top modèle qui se serait suicidée. Pour John, cependant, il s’agit d’un meurtre.

 

Avis :

J’avais été moyen emballée par Une Place à Prendre. C’était très bien écrit, et j’étais admirative qu’un tel texte ne tourne qu’autour d’une toute petite ville… mais je sais pas, la fin m’avait pas trop convaincue. L’appel du coucou est un polar, le premier d’une série manifestement, ce n’était donc logiquement pas la même ambiance ou le même rythme.

Perso, j’ai préféré ! J’ai eu l’impression que Rowling s’éclatait totalement avec les personnages de Cormoran et Robin. Et ce plaisir remonte jusqu’à nous, lecteur. J’ai vraiment aimé Strike qui, sous ses airs de gros ours mal léché, n’est pas méchant. Parfois il fait rire, il faut l’avouer, entre ses descriptions, son caractère et sa manière de remballer les gens quand il en a marre. Mais il serre aussi le cœur, parce qu’on sent le type qui en a bavé, qui en bave encore, et qui se trouve dans une phase de sa vie où il se cherche.

Strike est d’autant plus mis en valeur que Robin est son exact contraire. Il n’est pas très beau, pas très social… Elle est belle, pétillante et vive. Il démarre au fond du trou quand elle démarre au septième ciel. Elle était ce qui pouvait arriver de mieux dans la vie de Strike et leur duo est touchant. Ils se protègent l’un l’autre, s’entraident, et le regard qu’ils portent sur l’autre est tout en sous-entendus.

L’histoire est narrée en changeant régulièrement de point de vue, sans que cela soit plus démarqué que par le changement de paragraphe. J’étais un peu déstabilisée au début, j’ai plutôt l’habitude des changements après un saut de ligne ou un nouveau chapitre, mais on s’y fait vite. Les changements restent fluide, on ne perd jamais le fil conducteur, alors ça passe comme une lettre à la Poste.

Autre point qui suscite mon admiration : ce fil conducteur, justement. Sans négliger le développement des personnages principaux, Rowling se concentre sans écarts sur l’enquête. Chaque chapitre fera avancer l’investigation, ce qui démontre une belle maitrise du genre ! Rien n’est inutile, la galerie de personnages est extrêmement variée (là encore, on sent qu’elle s’est fait plaisir avec chacun d’entre eux) et on ne s’ennuie pas une seconde !

Un très chouette polar, donc <3

« J’entends et j’oublie, je vois et je me souviens, je fais et je comprends. »

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Il est temps de reprendre du service !

Histoire :

Une psychothérapeute suit deux patients difficiles : Samuel Baï, un enfant soldat de Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme visiblement traumatisée depuis l’enfance. Tous deux présentent les mêmes symptômes : des signes de personnalités multiples.

Dans le même temps, Jeanette, inspectrice, prend en charge l’enquête de meurtres d’enfants.

 

Avis :

Bon déjà, je crois que c’était mon polar de l’année (dans le sens où j’en ai pas lu d’autres, pas dans celui où c’était LE livre qui a bouleversé ma vie).

Je n’ai pas l’habitude des livres Suédois, du coup j’ai un peu galéré pour les noms de villes et de coins, mais en même temps c’est ce qui dépayse je trouve. Tu fais une confiance aveugle à l’auteur pour qu’il te guide dans ces paysages qui ne te sont même pas familiers et c’est agréable.

Les personnages m’ont bien plut, ces deux femmes qui commencent chacune de leur côté et se rejoignent pour les bienfaits de l’enquête, mais j’ai eu du mal avec le style très détaché de l’auteur. J’ai eu un peu l’impression de lire un rapport d’enquête dans lequel on essaierait de me faire m’attacher aux protagonistes… un peu étrange. Le ton est froid, à peine descriptif, et je n’ai pas trouvé que la psychologie des deux femmes volait très haut.

Enfin, je m’auto-corrige. J’ai sentit que pour l’auteur ses personnages étaient très posés et parfaitement établit. Mais quand on passe du côté lecteur, tout semble aller vite. Ce qui est dommage parce qu’à l’enquête se mêle les relations de famille/couple des deux héroïnes, et que leur situation explique un évènement vers la fin qui, du coup… tombe à plat. On se demande un peu d’où ça sort alors qu’il y avait de quoi l’amener !

Certains passages trash m’ont aussi semblé un peu too much. A force de vouloir qu’on plaigne Bidule, ça tombait légèrement dans l’exagération.

Bon et puis, ça c’est naturellement subjectif, j’avais anticipé la fin assez rapidement ^^ » Trop d’indices pour corroborer mon idées plutôt que la réfuter. Mais je vais pas m’avancer sur ce terrain !

Persona est donc un roman agréable à lire qui, malheureusement pour moi, manquait d’implications psychologiques. Mais je reconnais que j’aime particulièrement quand ça s’attarde sur les persos, le genre est peut-être juste pas pour moi =)

« Être gentil, c’est la façon dont un homme fait son chemin dans la société s’il n’a pas l’étoffe d’être dur ou la classe d’être brillant. « 

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(Des gens continuent de passer sur ce blog et moi je mets des plombes à poster quelque chose : désolée ! Je reconnais qu’entre la fin de l’année et le début des vacances j’ai un peu papillonné de partout sans vraiment me poser avec un livre (pourtant, j’en avais un) ; mais le voici finit et je peux enfin le présenter)

 

 

Histoire :

Professeur d’art et alpiniste de renommée internationale, Jonathan Hemlock est surtout un tueur spécialisé dans les « sanctions » : l’assassinat d’agents ennemis pour le compte de l’organisation secrète CII. En représailles au meurtre d’un agent du CII, Jonathan doit infliger une nouvelle sanction. Sa cible fait partie d’une expédition qui va tenter l’ascension d’une des plus dangereuses montagnes des Alpes, l’Eiger par la face nord. Hemlock se joint à cette expédition en vue d’exécuter sa mission. Seul problème : il ignore lequel de ses trois compagnons de cordée est l’homme à abattre.

 

Avis :

Je suis toujours une frileuse des polars mais, une fois n’est pas coutume, on m’en a conseillé un un peu en marge. Que le héros cherche sa cible à éliminer change agréablement du cliché facile d’inspecteur Columbo (à ne pas prendre mal, j’ai juste fait une overdose de Columbo dans ma jeunesse).

On m’a mit ce Trevanian dans les mains en me disant que le point fort était les personnages, je ne peux qu’approuver. Jon, dénué de tout sentiment de culpabilité mais grand amateur d’art, se classe chez les anti-héros qui font rire par leur… indifférence. Mais c’est chouette de constater qu’il n’est pas un robot pour autant, il place certaines valeurs au rang de préceptes religieux (ce qui le rend d’autant plus dangereux d’une certaine manière)

Bref Jon, son pote Ben, son employeur Dragon, sa voisine Cherry et tous les autres perso qui croisent sa route sont vraiment cool ! Ils colorent assurément le récit et nous entraine jusqu’à la dernière page sans mal. Tout le côté alpinisme m’a plus accroché que quand j’avais lu « vertige » de Thilliez (bon ce n’était aussi pas du tout le même registre…), mais j’avoue que l’auteur a réussi à donner une place de valeur à la passion de son héros.

Du coup c’est peut-être ça qui pourrait agacer certains. Jon est tellement détaché de son job pour le CII qu’on n’entend pas QUE parler de la sanction. Donc plus qu’un roman noir où on guette la mort à chaque tournant, c’est plutôt un roman d’humour noir avec un héros sûr de ses aptitudes. C’était tout à fait de mon goût, perso, et ça vaut le coup de lui donner sa chance :) Je pense qu’à l’occasion je testerai un autre Trevanian avec plaisir !

Mon seul « reproche » pour ce bouquin serait peut-être pour les personnages féminins. En fait c’est bizarre, parce que je les ai beaucoup aimé, vraiment, mais au bout de la 7éme qui couche avec Hemlock ça sonnait un peu redite :p Je veux bien qu’il ait du charme mais bon, hein ?

 

(Allez, maintenant je vais lire le tome 2 de Hantée ! (et puis si quelqu’un veut bien m’offrir la suite de Traqués… Non ? Bon ben je lirai Pulse alors !))