Archives de Tag: Svetlana Kirilina

« Des gens sont morts »

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Histoire :

Des gens sont morts.

Pas tous. Enfin, je crois pas. Moi, en tout cas, j’ai survécu. J’ai survécu et je me suis retrouvé enfermé là, dans ce bunker.

On va pas se mentir. Ici, y a rien à faire. Rien à part tenter de se rappeler le passé, tenter de comprendre comment on en est arrivés là. Tenter de survivre un peu aussi. Ça devrait aller, j’ai une bonne réserve de pâtes.

 

Avis :

Je suis très mitigée sur les Pâtes froides. Le lancement (disons la partie 1 pour simplifier) et l’entremêlement de lignes temporelles m’a beaucoup plu. Malgré la profusion de personnages, on arrive à ne pas se perdre, on distingue aisément les protagonistes du Nouveau Souffle des Survivants de la Grande Catastrophe. L’écriture incisive, quasi dénuée de descriptions, fonctionne pour pas mal des personnages et l’ensemble se lit assez vite.

Mais justement, mettre tous les personnages au même niveau (rapport aux descriptions ou à la taille des chapitres, deux pages pour tous) m’a empêché de m’attacher. Certains personnages auraient mérité qu’on prenne un peu plus de temps (je pense beaucoup au Nouveau Souffle pour ça, parce que leur présence lance justement le roman, c’est la première piste qu’on suit). Je n’aime pas être indifférente à certaines actions, situations ou personnages et c’est malheureusement arrivé.

Je pense aussi qu’avec un tel nombre de personnages et de lignes temporelles, le roman aurait gagné à être scindé en deux. La deuxième moitié de l’histoire va beaucoup trop vite pour ce qu’il y avait à raconter, du coup j’étais moins dedans et c’est dommage parce que les ingrédients pour que ça m’accroche étaient là ! J’adore quand une histoire s’étale sur une grande période de temps, ce qui permet d’utiliser un petit élément du début vers la fin et lui faire prendre plein d’importance… On retrouve cette technique dans les Pâtes Froides, mais trop de choses me dérangeaient alors pour que je la savoure pleinement.

En somme, beaucoup d’affection pour le concept, l’idée et les grands axes dégagés, mais ça manquait un peu de pauses à mon goût ; il y avait aussi quelques soucis au niveau de l’intrigue sur la toute fin. Et malheureusement plusieurs coquilles qui me sortaient de ma lecture.

Bye bye lil’ 2015

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En ce dernier jour de 2015 je vous propose (Ô joie) mon bilan de l’année ! (ça vaut pas l’épisode 37 de What the Cut mais, hé, on fait ce qu’on peut !)

Ce sera néanmoins un peu particulier parce que j’ai fait… une vidéo. Na mais revenez ! Une vidéo assez longue (du coup, mon bilan, je le remets en dessous en version rapide. Déjà parce que tout le monde rêve pas de se taper 20 minutes de ma personne qui parle de livres, mais aussi parce que je maitrise moyen la technique et que, du coup, certains titres doivent échapper aux oreilles)

Je m’excuse pour tout l’aspect débutant de la chose. J’aurais dû écrire un texte, y passer du temps, travailler les plans…

En fait j’ai filmé ça un peu à l’arraché, dans un créneau horaire qui me garantissait le moins de monde possible autour de moi…

Le montage m’a rappelé mes cours de ciné de 4éme et 3éme aha

Malgré le résultat bancal et mon absence totale de décontraction et de maitrise… ben, j’ai bien aimé faire ça. Je suis pas sûre de le refaire, ou alors ce ne sera pas toute seule, histoire de rendre l’expérience la plus amusante possible !

J’espère que ça vous plaira tout de même. Passez un excellent réveillon et on se retrouvera en 2016 à la croisée d’un nouveau chemin ! (c’est beau, ça veut rien dire mais c’est beau)

 

  • Coup de cœur :

La Passe-Miroir, Christelle Dabos

U4 et Réseau(x), Vincent Villeminot

Calpurnia, Jaqueline Kelly

L’éducation de Stony Mayhall, Daryl Gregory

Papa et maman sont dans un bateau et 3000 façons de dire je t’aime, Marie-Aude Murail

L’appel du coucou, Robert Galbraith

Afterworlds, Scott Westerfeld

Les Maudits, Edith Kabuya

Love letters to the dead, Eva Delleira

  • Auto-édition :

Les livres de Svetlana Kirilina sont disponibles >>>ici<<<

La trilogie des oghams, de Louknaille, est dispo >>><<<

  • Non, merci…

Endgame, James Frey

Lorelei en Finistère, Emmanuelle Caron

Half bad, Sally Green

« Sauf que ce lundi-là, elle n’arriva pas jusqu’à la caisse. »

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Histoire :

Margot se traîne la poisse depuis sa plus tendre enfance. Elle ne compte plus les doigts coincés dans les portes, les vases cassés ou les chevilles foulées. Elle ne compte plus les séjours à l’hôpital ou les accidents inexpliqués.

Pour elle, la routine est synonyme de survie. Parce qu’elle l’a remarqué – quand on ne laisse aucune place au hasard, la poisse devient plus timide.

Sauf que les choses ont parfois du mal à rester tranquilles et quand la routine vole en éclats, c’est un chemin tout nouveau qui se déroule devant elle.

 

Avis :

Oubliez le burlesque absurde de la Mousse Pousse, mettez de côté votre cœur réduit en miette avec Quatorze minutes : Point de fuite joue encore dans une autre cour.

Avec ce démarrage je suis obligée de commencer par ce que je préfère dans l’écriture de Svetlana : sa capacité à jouer sur deux tableaux. Même quand c’est un texte au ton plus sérieux comme ici, l’humour se fait une petite place. Une place toute douce qui jette un peu de lumière sur la vie pas si belle de ses héros.

Ce sont ces héros – Margot et David – qui forgent tout le roman, qui le portent avec justesse et sourire. Ils auraient de quoi s’apitoyer sur leur sort ou laisser la noirceur s’approprier le récit, mais ça n’arrive pas ici. Oh les tensions sont là, notre cœur se serre, mais David et Margot sont du genre à ne pas vouloir se laisser abattre totalement. Leur force devient celle du roman.

On saluera aussi cette capacité à ne pas diverger. Le récit ne se perd pas : le point A et le point B sont plutôt clairs, et on apprécie de s’y diriger avec résolution. Ce roman aurait quand même peut-être gagné à avoir plus de descriptions. Plus de temps morts pour justement laisser l’action se poser et nous permettre d’allonger le temps en la compagnie de nos deux zigotos.

Certains passages narratifs de la fin m’ont paru un peu maladroits aussi, mais cette histoire n’est pas qu’une fin. C’est un joli tout. Une belle balade hors des sentiers battus, une amitié née d’un grand n’importe quoi, seulement le début pour eux, presque un conte pour nous.

Le prochain livre de Svetlana ne tardera pas, n’hésitez pas à rattraper votre retard <3

Pour tout renseignements, achat, stalkage de l’auteur : c’est ICI

 

Récapitulatif des lectures 2014

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Bon, 2015 est déjà entamé mais je compte quand même récapituler un peu mes lectures de 2014 avant de faire ma première critique de l’année :)

En 2014 j’ai lu 39 livres. Dans ces 39 livres j’ai relu les 5 premiers Harry Potter <3 on ne s’en lasse pas.

 

« Les auteurs de la Plume d’argent sont formidables »

Après « La Passe-Miroir » édité chez Gallimard, les auteurs de PA continuent de faire éclore leurs récits en livres reliés. J’ai pris tout autant de plaisir à lire le sombre et touchant « Quatorze minutes » que le très drôle « Quand la Mousse Pousse » de Svetlana Kirilina. De son côté, Sophie Renaudin s’est lancée avec son épique « Dragon blanc » que je recommande tout aussi chaudement.

Ces trois livres se trouvent sur Internet :

Le Dragon blanc

La mousse Pousse (et sûrement un lien pour Quatorze Minutes et le Désert)

 

« J’ai fini ces sagas. Snif. »

Avec Alegiant, Veronica Roth a bouclé sa trilogie de Divergent. Une trilogie qui m’aura vraiment beaucoup plut. Des personnages qui vous manque une fois le livre refermé, une société fractionnée très intéressante et une progression sur 3 tomes qui m’a charmé. Cette trilogie offre comme un zoom arrière… mais je n’en dirais pas plus. Le plus simple serait de découvrir Tris et Four par vous-même (gardez-vous éventuellement le film en bonus. Parce qu’il n’est quand même pas génial (c’est très dommage d’ailleurs, j’espère que le 2 remontera le niveau))

En France, nous avons aussi eu « La lumière » de Michael Grant. Le dernier tome de la saga Gone. Mais si, cette histoire où, sans raison apparente, les adultes disparaissent du jour au lendemain dans la petite ville de Perdido Beach. Coincés sous un champs de force qui les empêche de sortir ou de seulement voir l’extérieur, les enfants doivent apprendre à vivre (survivre) par leurs propres moyens. Ce qui est sûr, c’est que cette version ado du Dôme de Stephen King m’a plus qu’emballé ! L’histoire était étonnamment mature, les personnages supers, l’action omniprésente. Cette conclusion m’aura un peu laissé sur ma faim, j’ai regretté l’épilogue qui m’a semblé presque bâclé après une telle histoire. Mais ça n’enlève rien au potentiel des 6 tomes que je conseille et re-conseille <3

Bon, là c’est moi qui ait lu ça longtemps après la fin, mais j’ai aussi terminé La tour Sombre de Stephen King. Je ne vais pas m’étaler mais c’était vraiment une super histoire ! On peut pas s’empêche d’être embarqué sur les traces de Roland le Pistolero et wouah, ce qu’on peut dire c’est que même s’il superpose des couches et des couches d’évènements, Stephen King sait mener sa barque ! Impressionnant.

Le dernier tome de BRZK, de Michael Grant (encore !) est sorti aussi en France cette année. Là, à l’inverse de Gone, c’est une conclusion qui m’a paru très bien ! Cette trilogie était vraiment géniale. Un souffle de nouveauté, la touche sombre de cet auteur qui ne profite pas de la case « littérature jeunes adultes » pour se perdre en romance mièvre ou pour cacher la sauvagerie de ces textes. Un roman au cœur de la viande qui surprend très agréablement.

Et enfin, the last but not least : The blood of Olympus, de Rick Riordan, qui conclut les aventures de Percy Jackson. Il y a de quoi être partagé sur ce dernier opus, notamment sa fin, mais le chemin qui y mène reste tout aussi rythmé, énergique et drôle que les précédents. Les personnages restent la grande force de cette saga, et on appréciera d’entrer dans la tête de deux nouveaux <3

Bouh, mais c’était vraiment l’année des fins ! Heureusement :

« J’ai aussi attaqué des sagas très prometteuses »

Hantée, tout d’abord, la trilogie de Maureen Johnson qui allie quotidien et fantastique, meurtres et études, sourires et gros trou dans la poitrine. Un vrai bon gros coup de cœur <3

The Monstrumologist de Rick Yancey (l’auteur de la très chouette « 5éme vague« ) m’a aussi grandement accroché. Je guette une édition française (dont j’avais entendue parler dans l’année) mais je risque tout de même de craquer et de poursuivre en anglais. C’était tout de même un peu la limite de mon niveau, mais je suis restée scotchée, j’en suis venue à bout et je le regrette pas du tout <3

Les remplaçants, de Gaia Guasti, est un roman fantastique français, mais qui n’est pas à ignorer. Le premier tome était franchement sympa et la relation entre les héros assez touchante pour que je me soit déjà procuré le tome 2.

« Mais non, je lis pas QUE du fantastique ou du roman « jeunes adultes » ! »

J’ai adoré Rich boy de Sharon Pomeratz, sur l’évolution sociale d’un gamin parti de rien. Il traverse les études, les amours, les boulots et les aléas de sa famille sans jamais nous ennuyer. Un excellent roman.

Du domaine des murmures de Carole Martinez est l’histoire d’une jeune fille qui préfère s’emmurer vivante pour se marier avec Dieu plutôt que d’accepter l’homme que son père a choisi pour elle. Le tout est porté par une plume légère et lyrique, rendant la lecture de cette douloureuse fable un peu plus douce <3

« J’ai découvert John Green »

Et j’ai beaucoup aimé John Green. Qu’il s’agisse de Qui es-tu Alaska ? ou de Nos étoiles contraires, ça vaut quand même le coup d’y plonger un œil, puis les deux. Je pense me fournir le reste de ses récits :)

« Beaucoup de super lectures, donc, mais pas que…….. »

Dois-je m’attarder sur The scorch Trial, le tome 2 du labyrinthe de James Dashner ? Là où le premier tome possédaient de bonnes idées et disposait d’un environnement mystérieux, le tome 2 n’est qu’une succession d’idées sans suite logique. On te lance des pistes qu’on exploite pas, on te fait croire à une maladie qu’on ne voit pas. Hmm… le tome 2 m’attend depuis un certain temps sur ma bibliothèque, étrangement, je passe mon temps à repousser l’instant…

Je ne lirai pas la suite de Pulse, de Patrick Carman. Les actions illogiques des personnages, les trips de boîtes à savon dans les couloirs du lycée, le barbecue au sommet d’un toit et le baiser magique de la fin ont eu raison de moi. Quitte à choisir, je crois que je préfèrerais lire la suite de Frissons (…) qui avait le mérite de se lire vite.

Et puis j’ai lu les Ailes d’émeraudes, d’Alexianne de Lys. Qu’il ne faut pas acheter sauf si vous avez de l’argent à perdre (et encore). Valà.

 

Une année très éclectique en fait ! Je n’ai pas résumé ici tout ce que j’ai lu, la liste complète se trouve dans la rubrique « lectures 2014 » :) Mais ceux-là m’ont marqué, et je tenais donc à les citer une nouvelle fois.

Et vous, un ou plusieurs livres marquant cette année ?

 

« Les noisettes, c’est un peu comme les champignons. Sauf qu’elles, elles ont jamais couru. »

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Histoire :

La mousse n’est pas rapide. Elle pousse tranquillement dans son coin, elle attend qu’on l’oublie… Et quand on s’y attend le moins, elle passe à l’attaque !

En tout cas, c’est ce que croit dur comme fer l’exterminateur. Forcément, son seul but dans la vie est de se débarrasser de la mousse.

Mais les temps changent. Les champignons ne courent plus et les noisettes ont oublié leurs tendances révolutionnaires. Peut-être que la mousse aussi a décidé de rendre les armes.

Peut-être. Ou peut-être pas.

 

Avis :

Ce résumé n’est qu’une mise en bouche de l’univers décalé et burlesque dans lequel nous entraîne Svetlana ! Des champignons qui courent ? Des noisettes révolutionnaires ? Mais qu’est-ce que c’est que ce binz ? Ce binz, c’est l’univers de la mousse. Un univers dans lequel une aiguille choisit notre métier, où planter des carottes est une vocation sur le long terme et où les arrêteurs sont de sacrés tir-au-flan !

J’ai déjà eu la chance de pouvoir lire pas mal de textes de cette auteur (souvenez-vous de Quatorze Minutes sur ce blog) et il faut lui reconnaître un joli talent pour passer des récits sombres tels que Quatorze Minutes (ou l’inoubliable Reflet des Ombres (sisi Sej <3)) au complètement loufoque, comme la Quand la Mousse Pousse.

D’autant plus que ce récit ne comporte aucune narration. Du full-dialogue, comme dit l’auteur. Chaque chapitron est une discussion entre deux personnages et, aussi dingue que cela paraisse, un fil rouge se tisse petit à petit, sans même que l’on s’en aperçoive ! Quand la mousse pousse est un enchaînement hilarant de dialogues de sourds, de conversations tellement improbables qu’elles semblent logiques, de réflexions sur le métier le plus ennuyeux… Un texte qu’il fallait oser et que je ne peux que chaudement recommander !

Ça s’avale comme un rien et c’est drôle comme tout ! Alors n’hésitez pas à vous procurer ce petit livre tout moussu <3

Dispo en numérique et en version papier dès le 4 janvier, voici le lien pour trouver tous les renseignements : http://www.champidents.fr/publications/quand-la-mousse-pousse/

Ce livre n’est trouvable que sur Internet, il a donc besoin de vous pour sa visibilité ! Parlez-en, offrez-le, diffusez :)

Minute bonne pub !

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Tout récemment est sortit un nouveau roman aux éditions Hélène Jacob… Un roman uniquement disponible à la commande Internet (format liseuse ou papier), mais un roman qui vaut vraiment le coup si jamais vous me faites confiance <3

Si je l’ai lu ? Hmm en quelque sorte :

 

 

Histoire :

On regrette tous quelque chose.

On se demande pourquoi on a pris un chemin plutôt qu’un autre. On se demande pourquoi on n’a pas fait d’autres choix. On se demande à quoi aurait pu ressembler notre vie si seulement on avait fait les choses différemment.
Pourtant, ça ne sert à rien de se demander tout ça. Ce n’est pas comme si on allait y changer quelque chose. Ce n’est pas comme si on pouvait y changer quelque chose.

Je le sais, tout ça.
Mais quand il ne reste plus que quelques minutes à vivre, qu’est-ce qu’il reste, sinon ces questions ? Qu’est-ce qu’il reste, sinon des regrets ?

 

Avis :

J’ai lu Quatorze minutes à l’époque où cela s’appelait encore « les Regrets » (sur le site de la Plume d’Argent), mais je n’ai qu’une hâte à présent : lire la nouvelle version de ce texte !

Quatorze minutes prends aux tripes, tout simplement. C’est le genre de lecture qu’on dévore jusqu’au bout et qui nous laisse avec un étrange sentiment de désespoir, de bonheur, d’amour et de rage. Un livre qui marque, quoi, qui nous hante après la dernière page.

Svetlana Kirilina est une auteur talentueuse qui manie un style tellement personnel, tellement original, qu’on ne peut qu’accrocher !

Ici la page de l’éditeur pour davantage d’infos