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« La pierre t’écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu’à ce qu’un beau jour elle éclate »

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Histoire :

En Afghanistan peut-être ou ailleurs, une femme veille son mari blessé. Au fond, ils ne se connaissent pas. Les heures et les jours passent tandis que la guerre approche. Et la langue de la femme se délie, tisse le récit d’une vie d’humiliations, dans l’espoir d’une possible rédemption.

Avis :

« Bonjour madame bibliobus, vous auriez un livre à me conseiller ? N’importe quoi tant que vous l’avez aimé »

« Oh ben y’a lui ! Ah mais c’est pas joyeux. »

Pas joyeux c’est le mot, mais vous vous doutez peut-être avec le résumé que c’est totalement le genre de livre qu’il me coller dans les mains parce que sinon je ne le lis pas. D’où ma demande à la dame du bibliobus histoire que je sorte un peu de mes zones de confort en lecture.

Syngue sabour, donc, c’est grosso modo un monologue. On a l’occasion de deux dialogues à un moment mais ce n’est vraiment, principalement, que cette femme qui vide son coeur à son mari coincé entre la vie et la mort. Ce n’est pas très long et, franchement, la lecture vaut le détour. C’est très fort dans les paroles et les situations, très intime aussi.

Je ne vais pas dire que j’ai littéralement adoré parce que ce n’est pas mon genre de livre, tout connement. Par contre ça ne m’empêche pas d’en reconnaître la puissance de l’écrit et d’être contente de l’avoir lu. Je suis un peu plus partagée sur la conclusion mais, la progression du récit en soit et le personnage de cette femme qui oscille entre « bonne mère, bonne épouse » et « merde, j’en peux plus de cette vie ! » est excellent.

(Bon on est d’accord, c’est le genre de couverture qui vend pas du rêve… Mais y’a apparemment une édition poche. C’est triste je trouve de s’accrocher à ces couvertures totalement blanches alors que tout devient très graphique dernièrement. Je suis la seule à qui cette collection inspire un peu trop d’austérité ?)