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« Ce rendez-vous, j’y vais parce que j’y crois. »

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20 jours plus tard, Elka se tira des limbes…

En plus, ce post ne sera même pas logique puisqu’au lieu de parler du cas Jack Spark de Victor Dixen, je vais me concentrer sur U4-Jules, de Carole Trébor, que j’ai pourtant lu après.

Que donc pourquoi-t-il donc ? En fait je voulais tout simplement essayer d’ajouter un « + » à mes chroniques, quelque chose que j’aime bien faire (à défaut de le faire bien, mais c’est juste du travail ça) : lire. Je vous rassure, c’est optionnel, mais vous pouvez désormais m’écouter lire un extrait du livre critiqué.

Et si je ne commence pas par Jack Spark c’est tout simplement que je ne l’avais pas sous la main. Je pourrai normalement m’en charger ce weekend, néanmoins : j’espère donc fournir la critique suivante sous peu.

Après cette longue introduction, si on attaquait 2016 ?

 

Histoire :

Je m’appelle Jules. Je vis à Paris. La ville que j’observe du haut de mon cinquième étage n’est plus la mienne. J’ai recueilli une petite fille, elle s’appelle Alicia, je ne sais pas quel âge elle a ni pourquoi elle a survécu. C’est pour elle que j’irai au rendez-vous. Parce qu’il nous reste peut-être une dernière chance de sauver le monde.

 

Avis :

Jules est l’un des quatre points de vue que l’on peut choisir pour démarrer la série U4 (on dirait un peu Pokémon : choisies ton point de vue !). J’avais lu Stéphane, de Vincent Villeminot, et si j’ai pris Jules ensuite c’est à la fois parce que son point de vue est à l’opposé de celui de Stéphane (on pourrait mettre Stéphane et Yannis d’un côté et Jules et Koridwen de l’autre), mais aussi par préférence. Au risque de me faire huer, je n’ai vraiment pas aimé Nox, de Yves Grevet, j’ai donc préféré découvrir la plume de Carole Trébor.

Je ne le regrette pas du tout ! M’identifier à Jules a été un jeu d’enfant, on ne se ressemble pourtant pas vraiment. Jules, plutôt bouboule, nounours on a envie de penser, est accroc au jeu de Warrior of Time, au point de lasser ses amis et d’inquiéter ses parents. Quand la catastrophe déboule, néanmoins, c’est en se prenant pour son avatar qu’il réussit à se maîtriser, avant de s’en détacher pour endosser ses nouvelles responsabilités.

C’était un personnage adorable et touchant, que l’on sentait batailler tout du long pour garder la tête hors de l’eau et se trouver une place dans la communauté qu’il rejoint. Jules ne cesse de parler du Avant tout en portant un regard de plus en plus serein sur son Présent. Ça rendait son point de vue très intéressant et son évolution saisissante.

Je vous confirme donc qu’on ne s’ennuie pas en lisant deux U4 dans une période de temps réduite. C’est au contraire très agréable de voir l’envers du décors de certaines scènes et de découvrir ces autres personnages qui entraînent dans leur sillage encore d’autres figures, d’autres souvenirs, d’autres visions des choses.

Et que dire de la fin de ce tome qui me revient de temps à autre. Preuve que, pour moi, elle était parfaite.

Lecture :

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« Nous marchons dans l’air noir piqueté d’étoiles mortes. »

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Histoire :

Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commence à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent.
Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous.

 

Avis :

Alors, si vous ne le savez pas, il ne s’agit pas d’un roman en quatre points de vue, mais de quatre romans en un point de vue. Pour l’heure, je n’ai lu que « Stéphane » par Vincent Villeminot. J’étais vraiment curieuse de cette formule et, comme je suis particulièrement douée, j’ai mis très longtemps à réaliser quand Stéphane croise l’un des autres points de vue.

Le résultat (quand on a lu tous les livres) doit donc être vraiment intéressant avec une répétition de scènes vraiment minimes. A ce point là je ne peux que saluer l’accord des auteurs. En lire plus c’est réellement en savoir plus ! (ça peut sembler bête et évident, mais c’était un de mes reproches au premier livre de Nox)

Parlons de Stéphane, donc qui est une jeune femme en apparence je-m’en-foutiste mais dont la coquille se brise peu à peu. J’ai beaucoup aimé ce roman, et je pense que l’écriture et les choix de monsieur Villeminot y sont pour beaucoup. Ça m’avait déjà marqué mais ça se confirme, c’est un auteur qui n’épargne rien à ses personnages. Il donne l’impression qu’aucun n’est protégé par le bouclier de l’auteur. Si le monde est dangereux ils souffrent. C’est une équation assez brute qui permet une immersion violente dans le monde violent qu’il dépeint. Là encore, on dirait pas, mais ce n’est pas toujours comme ça. Des sujets de sociétés se trouvent abordés à travers la communauté reconstruite par des jeunes gens soudain débordés de responsabilités.

Certaines phrases m’ont néanmoins un peu freinée. Des tournures que je trouvais étranges ou des dialogues bizarrement passés sous silence (après coup, je me dis que c’est parce que le dialogue se retrouvera chez un autre point de vue et ce ne serait pas dérangeant si c’était des moments plus importants pour un personnage que pour l’autre, mais ce n’est pas le cas)

J’ai un peu peur d’en dire trop, je vais donc laisser là cette chronique. Je vous encourage à piocher un de ces livres pour y jeter une mirette tout de même ! Déjà pour l’univers que j’ai trouvé prenant, ensuite pour cette écriture à 4 très intéressante ! Je ne vais pas forcément vous tourner vers Stéphane (y’avait quand même des passages trop rapides, alors si vous ne connaissez pas spécialement Vincent Villeminot, piocher le livre d’un auteur avec qui vous auriez plus d’affiliation).

Et si vous en avez lu un autre, partagez votre avis ! (sans spoiler, please, parce que j’ai quand même décidé de découvrir tous les autres versants de cette histoire !)