Archives de Tag: Vincent Villeminot

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(Je reprends ici mon article posté au prélable sur le Journal de la Plume d’Argent ; il est un peu différent de d’habitude parce que j’ai eu l’occasion de rencontrer et discuter avec l’auteur (résumé de la rencontre dispo sur le journal de PA, du coup))

Histoire :

Lou aime Kosh et Kosh aime Lou. Cela est une certitude. Leurs frères ne se supportent pas, ça aussi c’est une certitude ; comme le fait qu’il pleut sans interruption depuis huit mois. Eux qui, jusque là, n’étaient pas encore concernés par les refuges et les inondations, doivent soudainement fuir face à la brusque montée des eaux.

 

Avis :

Discuter de son livre avec un auteur change forcément votre vision dudit livre. Ce commentaire aurait été légèrement différent si elle n’avait pas eu lieu (attention, rien de radical, mais tout de même ; je ne mentionnerai pas un ou deux points qui me manquaient à lecture, c’est tout).

Du coup, est-ce que j’ai aimé les Pluies ? Oui, j’ai aimé les Pluies !

Ce matin-là, en se levant, Kosh Kamiesh regarda par sa fenêtre et songea comme chaque jour aux yeux de Lou. […] Kosh n’avait jamais vu leur couleur dans le soleil.

J’ai aimé parce qu’après un moment il casse les codes qu’on croyait avoir trouvés. Ce n’est pas une romance entre deux lycéens qui se le sont avoués – Kosh et Lou sont étonnamment jeunes en vérité – ce n’est pas juste une romance en fait. Si cet amour très fort, un peu incroyable (mais très joliment décrit) porte le personnage de Kosh, il ne supporte pas l’histoire.

Les piliers du roman sont les relations fraternelles – de sang ou de cœur, l’amour – au sens très large histoire de tout brasser, et le voyage. J’ai dû admettre que nos héros bougeaient beaucoup et que ça faisait partie du livre.

Amour et mouvement, donc, draguent l’histoire de son point A à son point B.

Demain probablement, on débarquerait à VillerDams, ce serait de nouveau le règne du chacun pour soit, mais en attendant…

Le changement de point de vue est vraiment agréable (d’autant plus agréable que je sais éventuellement comment ça se bouclera au tome 2) et pose tous les personnages à égalité. Une belle surprise, ça aussi !

Il ne me reste qu’une déception, en réalité. C’est qu’un événement important se produise pendant l’intermède (cet intermède ayant une forme particulière, il marque un rythme différent). C’était très bien écrit, il n’y a pas tergiverser, très touchant aussi à certains moments, mais ce point là… j’ai eu l’impression qu’on le mettait au même niveau que tout alors qu’à mes yeux c’était surprenant que ça arrive et fondamental pour la suite.

Bon, honnêtement, c’était un petit point noir dans un déluge de plaisir (mais quelle poète !).

Les Pluies est un beau roman d’apprentissage. Apprendre à aimer, à protéger, à se responsabiliser, à grandir, à accepter ses mauvaises décisions… Un sacré roman d’aventure, aussi.

J’ai bien hâte de pouvoir poser mes yeux sur le tome 2, il ne me reste qu’à faire des suppositions dans mon coin en attendant !

Ils flottaient au-dessus de la vie d’avant. L’eau était claire, tiède comme celle d’un lagon.

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« Ce rendez-vous, j’y vais parce que j’y crois. »

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20 jours plus tard, Elka se tira des limbes…

En plus, ce post ne sera même pas logique puisqu’au lieu de parler du cas Jack Spark de Victor Dixen, je vais me concentrer sur U4-Jules, de Carole Trébor, que j’ai pourtant lu après.

Que donc pourquoi-t-il donc ? En fait je voulais tout simplement essayer d’ajouter un « + » à mes chroniques, quelque chose que j’aime bien faire (à défaut de le faire bien, mais c’est juste du travail ça) : lire. Je vous rassure, c’est optionnel, mais vous pouvez désormais m’écouter lire un extrait du livre critiqué.

Et si je ne commence pas par Jack Spark c’est tout simplement que je ne l’avais pas sous la main. Je pourrai normalement m’en charger ce weekend, néanmoins : j’espère donc fournir la critique suivante sous peu.

Après cette longue introduction, si on attaquait 2016 ?

 

Histoire :

Je m’appelle Jules. Je vis à Paris. La ville que j’observe du haut de mon cinquième étage n’est plus la mienne. J’ai recueilli une petite fille, elle s’appelle Alicia, je ne sais pas quel âge elle a ni pourquoi elle a survécu. C’est pour elle que j’irai au rendez-vous. Parce qu’il nous reste peut-être une dernière chance de sauver le monde.

 

Avis :

Jules est l’un des quatre points de vue que l’on peut choisir pour démarrer la série U4 (on dirait un peu Pokémon : choisies ton point de vue !). J’avais lu Stéphane, de Vincent Villeminot, et si j’ai pris Jules ensuite c’est à la fois parce que son point de vue est à l’opposé de celui de Stéphane (on pourrait mettre Stéphane et Yannis d’un côté et Jules et Koridwen de l’autre), mais aussi par préférence. Au risque de me faire huer, je n’ai vraiment pas aimé Nox, de Yves Grevet, j’ai donc préféré découvrir la plume de Carole Trébor.

Je ne le regrette pas du tout ! M’identifier à Jules a été un jeu d’enfant, on ne se ressemble pourtant pas vraiment. Jules, plutôt bouboule, nounours on a envie de penser, est accroc au jeu de Warrior of Time, au point de lasser ses amis et d’inquiéter ses parents. Quand la catastrophe déboule, néanmoins, c’est en se prenant pour son avatar qu’il réussit à se maîtriser, avant de s’en détacher pour endosser ses nouvelles responsabilités.

C’était un personnage adorable et touchant, que l’on sentait batailler tout du long pour garder la tête hors de l’eau et se trouver une place dans la communauté qu’il rejoint. Jules ne cesse de parler du Avant tout en portant un regard de plus en plus serein sur son Présent. Ça rendait son point de vue très intéressant et son évolution saisissante.

Je vous confirme donc qu’on ne s’ennuie pas en lisant deux U4 dans une période de temps réduite. C’est au contraire très agréable de voir l’envers du décors de certaines scènes et de découvrir ces autres personnages qui entraînent dans leur sillage encore d’autres figures, d’autres souvenirs, d’autres visions des choses.

Et que dire de la fin de ce tome qui me revient de temps à autre. Preuve que, pour moi, elle était parfaite.

Lecture :

Bye bye lil’ 2015

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En ce dernier jour de 2015 je vous propose (Ô joie) mon bilan de l’année ! (ça vaut pas l’épisode 37 de What the Cut mais, hé, on fait ce qu’on peut !)

Ce sera néanmoins un peu particulier parce que j’ai fait… une vidéo. Na mais revenez ! Une vidéo assez longue (du coup, mon bilan, je le remets en dessous en version rapide. Déjà parce que tout le monde rêve pas de se taper 20 minutes de ma personne qui parle de livres, mais aussi parce que je maitrise moyen la technique et que, du coup, certains titres doivent échapper aux oreilles)

Je m’excuse pour tout l’aspect débutant de la chose. J’aurais dû écrire un texte, y passer du temps, travailler les plans…

En fait j’ai filmé ça un peu à l’arraché, dans un créneau horaire qui me garantissait le moins de monde possible autour de moi…

Le montage m’a rappelé mes cours de ciné de 4éme et 3éme aha

Malgré le résultat bancal et mon absence totale de décontraction et de maitrise… ben, j’ai bien aimé faire ça. Je suis pas sûre de le refaire, ou alors ce ne sera pas toute seule, histoire de rendre l’expérience la plus amusante possible !

J’espère que ça vous plaira tout de même. Passez un excellent réveillon et on se retrouvera en 2016 à la croisée d’un nouveau chemin ! (c’est beau, ça veut rien dire mais c’est beau)

 

  • Coup de cœur :

La Passe-Miroir, Christelle Dabos

U4 et Réseau(x), Vincent Villeminot

Calpurnia, Jaqueline Kelly

L’éducation de Stony Mayhall, Daryl Gregory

Papa et maman sont dans un bateau et 3000 façons de dire je t’aime, Marie-Aude Murail

L’appel du coucou, Robert Galbraith

Afterworlds, Scott Westerfeld

Les Maudits, Edith Kabuya

Love letters to the dead, Eva Delleira

  • Auto-édition :

Les livres de Svetlana Kirilina sont disponibles >>>ici<<<

La trilogie des oghams, de Louknaille, est dispo >>><<<

  • Non, merci…

Endgame, James Frey

Lorelei en Finistère, Emmanuelle Caron

Half bad, Sally Green

« Nous marchons dans l’air noir piqueté d’étoiles mortes. »

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Histoire :

Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés. Les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commence à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent.
Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous.

 

Avis :

Alors, si vous ne le savez pas, il ne s’agit pas d’un roman en quatre points de vue, mais de quatre romans en un point de vue. Pour l’heure, je n’ai lu que « Stéphane » par Vincent Villeminot. J’étais vraiment curieuse de cette formule et, comme je suis particulièrement douée, j’ai mis très longtemps à réaliser quand Stéphane croise l’un des autres points de vue.

Le résultat (quand on a lu tous les livres) doit donc être vraiment intéressant avec une répétition de scènes vraiment minimes. A ce point là je ne peux que saluer l’accord des auteurs. En lire plus c’est réellement en savoir plus ! (ça peut sembler bête et évident, mais c’était un de mes reproches au premier livre de Nox)

Parlons de Stéphane, donc qui est une jeune femme en apparence je-m’en-foutiste mais dont la coquille se brise peu à peu. J’ai beaucoup aimé ce roman, et je pense que l’écriture et les choix de monsieur Villeminot y sont pour beaucoup. Ça m’avait déjà marqué mais ça se confirme, c’est un auteur qui n’épargne rien à ses personnages. Il donne l’impression qu’aucun n’est protégé par le bouclier de l’auteur. Si le monde est dangereux ils souffrent. C’est une équation assez brute qui permet une immersion violente dans le monde violent qu’il dépeint. Là encore, on dirait pas, mais ce n’est pas toujours comme ça. Des sujets de sociétés se trouvent abordés à travers la communauté reconstruite par des jeunes gens soudain débordés de responsabilités.

Certaines phrases m’ont néanmoins un peu freinée. Des tournures que je trouvais étranges ou des dialogues bizarrement passés sous silence (après coup, je me dis que c’est parce que le dialogue se retrouvera chez un autre point de vue et ce ne serait pas dérangeant si c’était des moments plus importants pour un personnage que pour l’autre, mais ce n’est pas le cas)

J’ai un peu peur d’en dire trop, je vais donc laisser là cette chronique. Je vous encourage à piocher un de ces livres pour y jeter une mirette tout de même ! Déjà pour l’univers que j’ai trouvé prenant, ensuite pour cette écriture à 4 très intéressante ! Je ne vais pas forcément vous tourner vers Stéphane (y’avait quand même des passages trop rapides, alors si vous ne connaissez pas spécialement Vincent Villeminot, piocher le livre d’un auteur avec qui vous auriez plus d’affiliation).

Et si vous en avez lu un autre, partagez votre avis ! (sans spoiler, please, parce que j’ai quand même décidé de découvrir tous les autres versants de cette histoire !)

« Mais il n’y a rien de plus sérieux que le jeu. « 

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Je ne sais pas si vous regardez la liste 2015 de mes lectures, mais pour l’instant je n’ai presque lu que des coups de cœur <3 (je sais que je refais un tri en fin d’année, mais quand même !)

J’ai donc terminé le tome 2 de Réseau(x), et avec lui cette histoire de onirico-terroriste (l’auteur a écrit un autre roman (nouvelle peut-être plus) qui se déroule avant, mais l’histoire principale tient en deux tomes)

Et beh : wouah. C’est un roman morcelé entre plusieurs protagonistes, au rythme réglé comme du papier à musique, qui mélange tellement de genre et de personnages atypique que je ne sais pas trop par quel bout le prendre pour vous expliquer à quel point… beh c’était prenant.

Dans ce tome 2, mention spécial à l’avant-dernière partie (précis, hein ?). L’utilisation des réseaux sociaux y trouvait à mon sens toute sa force (autant dans la façon dont c’était écrit que dans la situation décrite)

Bref, Réseau(x), à découvrir ! Hop hop hop

Le cœur qui frétille

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Aujourd’hui je suis passée à Cultura (boring !) et je suis tombée successivement là-dessus :

Dans la catégorie « oh mon dieu c’est déjà sorti ?? Mais je ne savais pas ! »…
Du coup j’avais gardé deux titres de bouquins SF/Fantastique « adultes », le tome 2 de Réseau(x), maintenant ces deux-là…

Dois-je ajouter qu’il y a pas mal de titres récents que je testerais bien pour le succès qu’ils ont et que du coup ça me rend curieuse ? Si vous avez des plans pour recevoir des livres d’éditeurs en échange de critiques, je prends, hein…

Le budget jeu vidéo va se transformer en budget bouquin (et le temps, je l’achète où ? Hein ? HEIN ? Bref.)

C’est tout.

« Ce n’est pas seulement un réseau, Maldita. C’est le territoire de nos rêves. « 

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Histoire :

Sur la Toile, tout le monde se connait. Ou, du moins, tout le monde croit se connaitre. Avec la naissance du DKB, réseau social où les gens archivent et partagent leurs rêves, cette connaissance de l’autre semble aller plus loin encore. Sixtine en use particulièrement, une façon pour elle-même de moins souffrir de ses cauchemars.

Elle qui n’est rien de plus qu’une lycéenne de Bruxelles va attirer l’attention de plusieurs personnes.

 

Avis :

« Vous verrez, le début risque de vous perdre. Il y a pas mal de personnages et on ne sait pas immédiatement ce qui les relie » : voilà grosso-modo ce que m’a dit l’auteur quand je suis allée lui faire dédicacer mon exemplaire tout neuf. Loin de m’inquiéter, ça m’a surtout beaucoup intriguée : le début est-il si alambiqué que ça ?

Et bien… non. Ou en tout cas, moi, ça m’a pas marqué.

Pas mal de personnages s’enchaînent en effet dans ce début. Sixtine, bien sûr, avec son cercle de copains et sa famille, mais aussi des policiers et, plus mystérieux, le drôle de Nada#1, star du web. J’ai trouvé qu’on pouvait partager tous ces persos en trois pans (qui finissent bien sûr par se rejoindre) : Sixtine, la police (gros coup de cœur pour ce coin-là qui mélange suspects, famille des flics et flics eux-mêmes !) et le groupe de Nada#1. Beaucoup de monde, donc, mais dans un ballet artistiquement orchestré !

Autant vous le dire de suite : j’ai vraiment beaucoup aimé ! Loin de me perdre, je me suis laissée porter, multipliant mes questions à chaque page. On sourit un peu dans ce livre, mais on a surtout un pincement au cœur. La relation entre Abel Fanelli et sa fille Justine fend l’âme, on ne sait pas trop où se poser par rapport à elle ce qui la rend très humaine, en fait.

Humains, voilà. Sixie, Jérémy, Theo, Abel, Alice et j’en passe sont humains dans leurs gestes, leurs inquiétudes et leurs réactions. Le tout dans une histoire qui semble les dépasser.

Vincent Villeminot aime jouer avec nos nerfs, il aime faire peur et surprendre. Et ça marche ! Je trouvais qu’Instinct était assez innovant pour ce mélange « lecture ado » et « dure réalité », mais Réseau(x) va plus loin. J’ai eu la sensation d’un texte accomplit et tout simplement très réussi <3

Et avec les sales évènements de la semaine dernière… Réseau(x) est aussi très réaliste dans ce qu’il raconte. Dans la façon, surtout, dont les nouvelles se développent sur Internet et grossissent dans les réseaux sociaux. Le livre semble formuler un avertissement avec ce qu’on divulgue, rappelant que s’il y a une bonne partie de gens biens intentionnés, et d’artistes révélés par la Toile, il y a aussi un pourcentage de personnes qui peuvent être tordues.

Série en deux tomes que je conseille donc :) (et la couverture déchire (comment ça, ça compte pas vraiment ?))